Archives Mensuelles: septembre 2013

Tics de biologiste de laboratoire ramenés à la maison #thèsedebio #maviedechercheur

(work in progress)

  • Ranger les choses « à 4°C » au lieu de dire « ranger dans le frigidaire » comme tout le monde. Et à « -20°C » pour le congélateur
  • Marquer ses affaires (stylos, règles, ordis) avec du scotch et ton prénom ou nom ou initiales dessus
  • Rendre étanches tes bocaux etc. avec du Parafilm (j’en ai piqué qqs mètres en quittant de mon labo. Puis je me suis dit que j’en aurais jamais assez. Donc je radine à l’utiliser. #fail)
  • Noter la date des choses que tu ranges au frigo ou au congélo avec un marqueur indélébile sur la boite/le sac en plastique
  • Avoir toujours plusieurs marqueurs de couleurs et épaisseurs différentes chez toi
  • Noter son nom sur les verres en plastique en soirée (avec un marqueur indélébilie)
  • « Javeliser » les récipients où des micro-organismes non désirés ont poussé avant de les passer au lave vaisselle

=> Faudrait penser aussi à expliquer pourquoi on fait chacun des trucs dans les labos de bio, à quelles contraintes/usages ça correspond. Démêler ce qui relève du personnel/local et ce qui relève du collectif/généralisable/disciplinaire.

=> Regarder quels tics se font aussi dans les labos d’autres disciplines ou environnements de travail.

Quels outils numériques pour les SHS ? #enquête

(réponses organisées par fonction & publiées au fur et à mesure de leur arrivée) (dans xN, N est le nombre de fois qu’un outil à été cité, x est le signe multiplication :-)

(nombre total de personnes ayant répondu : 11. Merci à @SubstanceM, @Jean_no, @louije, @ephore, @fheimburger, @inactinique @thierrystoehr @mXli1, @infoclio, @lmerzeau, @spouyllau)

Pour des activités qui constituent le cœur de métier du métier

Pour gérer/annoter/partager sa bibliographique :

Zotero (x8), grand champion de cette consultation. Sans doute un bon ‘marqueur’ des biais de cette étude :)

Pour faire sa recherche bibliographique :

Jstor « a digital library of academic journals, books, and primary sources. » (voir aussi Affaire Swartz contre JSTOR et JSTOR sur Wikipedia)

Gallica « Plus de 2,5 millions de documents consultables et téléchargeables gratuitement : livres, manuscrits, cartes et plans, estampes, photographies, affiches, revues,  » (x3)

Google Book = Google Livres (voir la page Wikipedia, ne pas passer à côté des controverses, notamment avec la BNF, ici par exemple) (x2)

Cairn « Revues de sciences humaines et sociales en texte intégral. » (x2)

Isidore « Accès aux données et services numériques de SHS » (voir la page WP) (x2)

Archive.org « The Internet Archive, a non-profit, is building a digital library of Internet sites and other cultural artifacts in digital form. Like a paper library, we provide free access to researchers, historians, scholars, the print disabled, and the general public. »

Revues.org : « plateforme de revues et collections de livres en sciences humaines et sociales, ouverte aux collections désireuses de publier en ligne du texte intégral. »

Persée « Site de numérisation rétrospective de revues françaises en sciences humaines et sociales. Texte intégral en mode image et mode texte (OCR). »

– Sudoc « Le catalogue du Système Universitaire de Documentation est le catalogue collectif français réalisé par les bibliothèques et centres de documentation de l’enseignement supérieur et de la recherche »

Pour l’archivage (oui ! certains chercheurs y pensent) :

– HAL-SHS (x2) « destinée au dépôt et à la diffusion d’articles scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, dans toutes les disciplines des sciences humaines et de la société. »

Pour des activités non spécifiques des chercheurs

Envoyer/recevoir des mails :

– Thunderbird (libre et gratuit) (x2)

Navigateur web :

– Firefox (libre et gratuit)

Traiter du texte :

– LibreOffice, OpenOffice (x2), Word ; ReText (éditeur plain text/mark-up) ; Emacs orgmode ; LaTeX

Veiller sur les sujets d’intérêt :

– Un lecteur de flux RSS (feu Google Reader, à remplacer par Feedly ?)

– Twitter \o/

Traiter des photos :

– Gimp (alternative libre et gratuite à Photoshop)

Réseaux sociaux :

– Twitter (x4) (3 des 4 personnes qui l’ont cité n’ont pas précisé pour quelle fonction, alors je l’ai mis dans la meaningless catégorie de « Réseaux sociaux » (qui n’est pas un usage mais en permet de très nombreux)

Créer son blog :

– WordPress

Rechercher de l’information (et la compléter/organiser/corriger etc. ) :

– Wikipedia

Prendre des notes :

– Evernote « pour gérer mes lectures, notes en conf, notes en réunion et tout classer avec des tags » (x2)

Lire de façon « asynchrone et organisée » :

Instapaper « A simple tool for saving web pages to read later on your iPhone, iPad, Android, computer, or Kindle. »

Programmer :

– Un langage de programmation (x2) (Processing « …an electronic sketchbook for developing ideas. »,…) ; Arduino « Open-source electronic prototyping platform allowing to create interactive electronic objects. »

Parler à sa machine :

– Un shell

Pour visualiser un réseau :

– Gephi «  interactive visualization and exploration platform for all kinds of networks and complex systems, dynamic and hierarchical graphs. Libre et gratuit.

Pour faire de l’analyse de texte et plus encore

– Iramuteq : « Interface de R pour les Analyses Multidimensionnelles de Textes et de Questionnaires »

Quelques réponses qui donnent des « visions » du travail de chercheur :

Il me semble pouvoir lire dans ces 2 réponses, une façon de décrire de façon très synthétique le travail du chercheur en SHS :

Cette proposition me fait me dire qu’une façon de définir le travail du chercheur en SHS est le trio « lire les autres, écrire soi-même et diffuser ses travaux ». Dans la suivante, on pourrait dire que le travail de chercheur peut se définir par le trio « écrire, lire, coder » :

(Louis-Jean qui précise plus loin « et en l’occurrence, sur Mac, je dirais TextMate, BibDesk et Ruby »)

De la matière à réflexion !

 


Note : évidemment j’ai demandé à Twitter de NE PAS intégrer mon tweet auquel répondent mes correspondants, mais cocher ou décocher la case ne modifie pas le code à inclure, et intègre dans tous les cas mon tweet. Si vous avez une solution, je suis preneuse)

J’ai visité l’expo « Amy Winehouse: A Family Portrait » au Musée juif de Londres

Capture d’écran 2013-09-04 à 09.38.54J’en avais entendu parler par la presse en France et j’avais très envie de voir l’expo. Avec une carrière de 2003 à 2011, mondialement célèbre à partir de 2006 et morte à 27 ans, une voix incroyable dans un petit corps malade, Amy me fascinait un peu, sans que je ne me sois intéressée tant que ça à sa personne (ni à sa musique, en fait).

C’est une toute petite expo où il est interdit de prendre des photos (alors que c’est autorisé dans le reste du musée dont je parlerai ailleurs). J’aurais voulu surtout photographier le texte d’introduction qui accueille les visiteurs en guise d’avertissement : ce n’est pas un hommage à un membre particulier de la famille, tous les membres ont la même valeur, ou un blabla du genre…qui te prépare à l’idée que l’expo va précisément être.. un hommage personne (peut-être que je vois de la prétérition partout ?). En même temps, de la part de la famille (en fait, surtout le frère), on s’attend un peu à ça, non ? Ce texte m’a donné un sentiment bizarre, presque de malaise, sans que je puisse l’expliquer plus précisément.

Voici un diaporama de photos ici (pourquoi les journalistes ont le droit de prendre et publier des photos et pas les autres visiteurs ? Surtout vu la qualité de leurs photos, on dirait presque qu’elles sont volées, faites avec un téléphone…)

L’expo tient dans une grande salle d’environ 50 m2, avec plusieurs vitrines contenant des effets personnels de la chanteuse, beaucoup de robes et de chaussures, mais aussi des photos et des objets (disque, bar, sa 1ère guitare, ses livres du Dr Seuss et des Peanuts, passion familiale).

On sent que le frère (qui signe la plupart des textes de l’expo) essaye tout le temps de dédramatiser, de ne surtout pas être trop positif ou nostalgique concernant sa sœur, précisant à 2 reprises qu’elle lui a volé tel objet, que sa guitare ne valait pas un clou mais qu’elle n’utilisait que celle-là, etc. Bizarre. Ou alors il n’est vraiment pas gentil, à essayer de faire le rigolo comme ça.

Les 3 éléments qui m’ont le plus intéressée :

– la dissertation que Amy a écrit pour candidater à l’école de théâtre Sylvia Young. Elle n’a que 12 ans (je crois), et c’est super mûr et personnel. Elle dit qu’elle veut chanter pour que les gens oublient leurs soucis pendant quelques instants.

– la carte de Londres où sont épinglés à leur lieu précis des photos des lieux importants pour elle : la maison de sa grand- mère, la maison où elle a grandi, son école, Camden où elle a choisi de vivre et où elle est morte (et où se trouve le Musée juif). J’aime les cartes, et c’est un bon usage qui en est fait.

– la liste de ses chansons préférées, liste faite à la main quand elle était gamine. Mignonne écriture de gamine, chansons grands classiques du jazz…influence familiale.

Le plus gênant dans l’expo, c’est le silence total sur son mariage houleux, sur son addiction à diverses drogues dures, ses cures de désintoxication (dont a été inspirée la chanson Rehab par laquelle j’ai dû entendre parler d’elle la 1ère fois), et son alcoolisme…qui finira par la tuer. C’est gênant, voire carrément insupportable. L’autre chose qui m’a dérangée, c’est de lire autant de textes assez personnels mais pas très intéressants du frère. Ça donne l’impression qu’il s’est fait plaisir, qu’il s’est fait sa petite expo, et raconte un peu sa vie. Enfin, le site web de l’expo dit « Amy was close to her family and had a strong sense of her Jewish roots and heritage. » Je ne sais pas, mais en tout cas l’expo ne démontre pas vraiment la 2ème partie de la phrase…

Vu le public croisé dans le musée, l’expo a permis de faire venir au Musée juif des gens qui n’y seraient pas allé sinon. Ce qui est une bonne chose, parce que le musée vaut vraiment le détour, pour le coup. Surtout avec des enfants. Voir le billet suivant, quand j’aurais réussi à me dépatouiller avec mes photos et Gimp.

Le métier le moins sexy du monde ? #sapiosexuelle

Évidemment, certains ont voulu savoir :

D’autres ont émis des hypothèses :

@un_ouragan : @squintar je vote marketeux ou pubard.

Je ne sais pas si ça en dit plus sur les métiers qui semblent rédhibitoires à mes followers, ou sur les métiers dont ils pensent qu’ils pourraient être repoussants pour moi. Sans doute un peu les deux :)

Et la bonne réponse était marketing pour l’industrie pharmaceutique. Mais certaines autres réponses ci-dessus auraient pu me faire le même effet, et d’autres cités, pas du tout (au contraire) :-

note :

WordPress, c’est bien pour inclure les tweets. Mais quand je décoche « Include parent Tweet » comme expliqué ici, j’aime bien que ça ne l’inclue pas :-/