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J’ai déménagé !

Je suis pas loin, je suis (http://penserclasser.fr/)

J’y suis : Participation in Science Event #rgsibg13 #citizenscience

* Je suis ici et voilà ce que j’attends :

L’idée est de faire le point sur les pratiques participatives, d’évaluer quelques projets de recherche impliquant des non-chercheurs (Fold it, observatoires de la nature) : qu’est-ce qui fait que ça marche quand ça marche, qu’est-ce qui fait que ça dure, quels résultats ça donne ; de rassembler des chercheurs et des organisations (labos/institutions de recherche/associations/entreprises) qui s’intéressent à la science participative.

La bonne nouvelle c’est que des projets de recherche dont le but était d’évaluer ces projets étaient mis en place (qui en eût douté ?), voire que les projets participatifs avaient prévu aux-même leur propre évaluation. Un gros accent semble être mis sur les observatoires écologiques/météorologiques/qualité de l’air (du type de Vigie Nature en France), et je suis contente de voir que l’on parlera de Fold it, un des projets les plus emblématiques de ce mouvement.

Les éléments qui devraient être analysés : le rôle de l’enthousiasme, la notion d' »engagement » des publics, rhétorique et réalité des sciences citoyennes, que se passe-t-il après un événement participatif,
La journée se finit par un World Café : je ne peux m’empêcher de m’étonner à chaque fois que je vois ce mot.

* Le plan de mon compte rendu sera +/- :

** Rappel sur ce qu’on appelle les sciences participatives et les sciences citoyennes

** Qui était là ?
Des chercheurs ? Des associatifs impliqués dans de telles démarches ?

** Qu’est-ce qui a été dit ?
3 lignes par présentation de la journée

** Qu’est-ce que je retiens de la journée ?

* En attendant : suivre sur Twitter les hashtags ici  et le pad ici.

Notes sur Äkta Människor #realhumans #100%humains

Voici quelques notes de mon visionnage des 2 premiers épisodes de Äkta Människor (« Real Humans » en anglais, « 100% humains » en français). Quelques observations, beaucoup de questions (= mon style, normal).

Avertissement : je ne suis pas une adepte [des séries] comme j’en ai autant autour de moi, donc je ne n’en ai sans doute pas les codes. En particulier, je ne sais pas en parler sans raconter en partie ce qu’il se passe. Donc #spoileralert

Je précise aussi que comme quand je vais au cinéma, je n’ai rien lu sur la série avant de la voir. La campagne de pub insistante mais efficace d’arte m’a suffi à me décider. Donc je vous conseille d’en faire autant. Si vous aviez envie de lire des choses pour vous décider à voir ou non la série, mon conseil sera : voyez-là, vous ne perdrez pas votre temps. Et si au bout de 1h (= 1 épisode), ça ne vous a pas touché, eh bien vous n’aurez perdu qu’une heure, ça va.

Il se passe quoi ? #spoileralert #unpeulongdésolée

La série nous entraine dans trois histoires (1) qui se croisent.

Chez la Famille Engman. C’est une famille de classe moyenne supérieure avec 3 enfants (un ado de 16 ans, une fille de 14 et une petite de 5-6. A la louche, hein). La maman (Inger) est avocate, s’habille de façon très classe, et le père doit avoir un boulot du même genre de standing (ou supérieur). Ils vivent dans une belle maison de banlieue résidentielle. En quelques minutes, on nous brosse le tableau d’une famille heureuse mais dont les enfants aimeraient plus d’attention des parents, et les parents aimeraient tellement tout bien faire pour eux. Aider les devoirs du grand (Tobbe), aider la petite (Sofia) à faire des crêpes, lire une histoire au lit, etc. Ils sont débordés, désolés, mais on sent qu’ils sont cools aux cheveux punky de la fille du milieu (Mathilda). La mère est pourtant très opposée aux hubots, qui commencent à arriver chez tous les amis/voisins. Elle va finir par en accepter un sous son toit car son mari et les enfants insistent et qu’il est gratuit, offert en promotion par un vendeur redoutable lors de l’achat du nouveau hubot du père d’Inger. Ainsi arrive le hubot Anita et commencent les ennuis.

E2 D Anita et Inger

Anita (à gauche) et Inger.

Histoire annexe à celle-là, celle de Lennart, père d’Inger. On le voit conduit par son hubot au supermarché vieilli et mal en point. Le hubot va bugger et faire des bêtises. Il faudra en racheter un alors que le vieux monsieur était tellement attaché à son Odi et c’est comme ça que l’histoire se rattache à la famille Engman. Il y a donc 2 sous-histoires imbriquées dans cette partie.

Chez Roger et Therese, voisins mitoyens des Engman. On ne sait pas depuis quand Roger supporte que sa femme passe autant de temps avec son hubot Rick (que l’on voit principalement en train de dérouler un logiciel de coach sportif). Roger ne supporte pas les hubots. Il se sent envahi au boulot par eux (qui font des travaux d’ouvriers de manutention. Rigolo que des hubots ouvriers soient habillés comme des humains ouvriers…). Therese a un fils, Kevin, dont on apprend qu’il a été élevé par Roger qui l’aime (naturellement) comme son fils biologique (mais ne semble pas avoir de droits sur lui, comme ça pourrait être le cas lors de l’adoption). Therese finira par se barrer avec Rick en emmenant son fils et empêchant d’avoir un quelconque contact avec Roger. Roger n’arrête pas de cogner dans les hubots de son boulot, est sans cesse rappelé à l’ordre par sa hiérarchie, on le voit bien parti pour être chômeur, seul, aigri et alcoolique. Mais la série est ainsi faite que le spectateur est de son côté. Il y a donc peu à peu 2 sous-histoires : Therese, Rick et Kevin d’un côté, Roger de l’autre.

La cavale de quelques hubots, « les enfants de David ». La première scène où on les croise est assez palpitante, façon thriller. Les hubots semblent d’abord menés par un humain, Leo, mais ils se séparent rapidement quand le prioritaire pour Leo devient de retrouver Mimi, une hubot qui lui dit « Je t’aime » avant d’être sauvagement enlevée par des voyous qui se font de l’argent de revente de vieux hubots. Leo part d’un côté avec Max le hubot. Les 5 autres avancent avec leur cheffe au look effroyable (je ne sais pas si c’est l’effet recherché), autoritaire.

On nous fait partager les flashbacks de Leo. Il est enfant, et il y a toujours une hubot (celle du début). Il cherche désespérément à la retrouver, en exhibant une photo d’elle. Dont nous voyons (mais il ne le sait pas, #huhu) que c’est en fait la Anita de chez les Engman. On suit d’un côté la cavale par bois et églises des fugitifs (et c’est assez ennuyeux et monotone. Les enjeux sont d’une part, de ne pas se faire prendre par les humains (des flics spécialisés dans les hubots), d’autre part, de réussir à se recharger régulièrement. Et de l’autre, Leo et Max, et les lieux qu’ils visitent et la nature hybride (ou j’ai rien compris) de Leo sont un peu plus intéressants.

Il y a donc 2 sous-histoires dans chacune des 3 histoires. Quelle symétrie ;). En attendant que la 3ème histoire rejoigne inévitablement la 1ère (puisque Leo cherche Anita). Les 2 premières sont déjà liées.

C’est quoi ce monde, alors ?

C’est très proche d’aujourd’hui, avec une place pas délirante donnée au web et aux tablettes tactiles. Pas de voitures volantes, pas de super pouvoirs, pas de téléportation, pas de grosse mises en scène à la Minority Report (les images sur les énormes écrans transparents qu’on manipule avec des gants chelous, etc.), pas croisé de télé, je crois. Des tablettes type iPad avec des bords hyper épais et métalliques (bizarrement rétro comme look). Pas beaucoup de recherche de ces côtés-là. En fait on peut dire que le seul élément perturbateur de ce monde par rapport au notre (et ça suffit largement à poser beaucoup de questions et foutre la zizanie) : les hubots. Je dirais qu’on est dans un monde où ça ne fait que 5-10 ans que sont sortis les 1ers hubots et que leur démocratisation est encore plus récente (2-3 ans ?). Ils coutent encore chers, mais pas comme les poupées hyper réalistes qu’on trouve aujourd’hui autour de 5-6 000 euros (exemple doll story).

Ça se passe en Suède, mais ça pourrait être n’importe quel pays du monde occidental, avec quelques noirs (mais pas trop). Film assez refermé sur ses problèmes hyper locaux, pour le moment. Très soap, quelque part. Pas de gouvernement, de télé, de conflit intérieur ou international, le seul problème qui vient gêner ce monde paisible semble être les questions concernant les hubots : en avoir ou pas ; lutter contre ou pas (mouvement Äkta Människor…). Mais ce qui tombe bien, c’est que les hubots posent des questions universelles !

Et les hubots, donc 

Les hubots sont des robots bons à tout faire, des appareils électroménagers multifonctions (tâches ménagères, mais aussi faire la lecture aux enfants, les habiller, conduire la voiture d’un vieux, lui faire à manger et lui préparer ses médicaments, etc.) mais ils sont dans certains cas carrément des compagnons de vie, qui éclairent la vie d’un vieux monsieur tout seul, servent d’épaule pour pleurer, d’oreilles pour des confidences et se sentir entendu, voire, un compagnon sexuel, donc un vrai compagnon complet ! Et cela n’est possible (c’est mon hypothèse mais c’est évident, non ?) que grâce à leur apparence humaine réaliste, ce qui donne leur nom de hu-bots.

Ils ont une sorte de peau, des mouvements de type respiration (et même essoufflement quand ils sont fatigués /près de se décharger), une sorte de cerveau gélatineux bleu (parce que rouge, ça ferait vraiment trop ? (2)) , une sorte de sang qui (dont on ne sait pas s’il irrigue tout le corps), des ongles, des cheveux, des poils, des tétons/seins. Pas encore vu s’ils avaient quelque chose qui ressemble à des organes génitaux externes, mais vu les pratiques au Hubot Heaven, je pense que oui.

On ne dit rien sur la température corporelle des hubots, mais je pense qu’ils sont obligatoirement à la température de la surface des corps humains (35°C ?) car sinon, ils ne seraient pas agréables à toucher, et ça leur enlèverait une part de leurs fonctions sociales.

Un point intéressant et central de cette série est bien sûr la forme qui a été choisie pour les hubots. Je suis très heureuse d’avoir vu cette série après (des années après) avoir lu l’article de Jean-No sur son « dernier blog » (pas retrouvé le lien de l’article alors que je suis sûre que j’ai lu ça chez lui la 1ère fois de ma vie) qui m’a fait connaitre la notion d’inquiétante étrangeté de la vallée de l’uncanny. Oui, les hubots mettent un peu mal à l’aise, ils sont pile dans cette vallée, et cela permet à tout le scénario de se déployer. Rien de ce film n’aurait été possible (crédible) sans cette apparence précise de ces robots domestiques.

Chacun des hubots-personnages (j’exclue donc ceux qui font de la figuration, n’ont pas de nom, de rôle précis, sont interchangeables, font partie du décor) a un comportement précis, une façon d’être entre humain et robot. Rick est très crédible, par exemple, mais ses plissements de yeux et son sourire me font fait peur. Comme Vera, l’infirmière en gériartrie habillée en soubrette de Lennart, avec son inquiétant regard hitchcockien.

Le moins naturel, par exemple c’est l’ouverture soudaine de leurs yeux quand ils ont fini d’être rechargés (voir photos ci-dessous, avant et après).

E2 A yeux fermés 14.47.15 E2 A yeux ouverts 14.46.54

On pourrait presque penser que c’est un feature et non pas un bug-non-réaliste, pensé par les concepteurs des hubots dans le monde décrit dans le film, pour diminuer un petit peu, artificiellement (alors qu’ils auraient pu faire plus réaliste), ce sentiment de trop grande proximité qui caractérise l’inquiétante étrangeté dont j’ai parlé plus haut.

A ce stade, on ne sait pas encore (ou alors je n’ai pas compris ?) qu’est-ce qui distingue les hubots en cavale des hubots domestiques ? Ont-ils acquis la capacité de réfléchir par eux-mêmes, en dehors de toutes les situations prévues par leurs divers logiciels ? Ils seraient du coup en quête de liberté, comme des êtres humaines que d’autres êtres humains auraient réduit en esclavage, revendiquant une liberté légitime ? A comprendre dans les épisodes suivants. Car ils ne tuent des humains que ci ceux-ci les menacent physiquement (donc contrairement à des machines, ils ont un attachement à leur enveloppe corporelle. Les humains qui les chassent, qui ne tolèrent les hubots qu’à l’état de domestiques, se sentent-ils menacés par les hubots ? Menacés par cette bande de 4-5 qui aspirent juste à « vivre » « libres » ou menacés par un fantasmatique renversement de domination entre les hubots et les humains ?

Jeux d’acteur pour les hubots

Juste des perruques de cheveux artificiels, semble-t-il (3), sauf quand ils sont remplacés par des mannequins de type vitrine quand ils partent à la casse.

Le jeu des acteurs n’est pas trop surfait, ils n’ont pas des gestes saccadés qu’on ferait dans un jeu de mimes pour faire deviner un robot. Juste quelques raideurs mais pas trop. Juste quelques mouvements pas tout à fait fluides pour être totalement naturels. Donc un bon jeu d’acteurs (ceux qui me connaissent savent que j’aime les jeux discrets et sous-joués, plutôt à la nouvelle vague qu’à l’expressionnisme).

Pourquoi c’est intéressant ? 

Ca touche de vraies questions de société, des questions parfois universelles : la relation (et les droits ?) des beaux-parents qui ont élevé des enfants de leurs époux/ses/conjoint/e ; les parents qui travaillent et qui aimeraient avoir plus de temps pour faire des crêpes avec leurs enfants, leur lire des histoires, les amener à l’école, partager leurs secrets, avoir le temps de faire l’amour, de travailler et de dormir suffisamment ; dénoncer quelqu’un qui ne pourra pas se défendre pour sauver sa peau ou assumer ses fautes/maladie ; la liberté, l’aliénation de l’être humain par l’être humain, qui a quels droits et qui décide de ça, qu’est-ce qu’on peut faire faire à autrui et avec quelle contrepartie, etc.

Les situations ne sont pas caricaturales et simplistes, on n’a pas tout le temps envie de dire « Mais c’est quoi cette connerie ? Il n’a qu’à faire … et ça s’arrangerait, non mais vraiment je ne comprends pas pourquoi il n’a pas pris telle décision à tel moment », etc. Vous voyez le genre ou je suis la seule à m’énerver parfois ainsi devant de mauvais films ?

Quelques répliques/séquences remarquables

  •  « You can’t just buy a Kevin », crie Roger à Inger qui refuse de lui donner le nouveau numéro de téléphone de Therese parce qu’elle le lui a défendu. Il est révolté et plein de bon sens et sa lucidité donne cette belle réplique.
  • La copine de Therese qui vit ouvertement son amour avec son hubot Bo : « Les gens qui ne comprennent pas notre amour n’ont jamais été amoureux, ne savent pas ce que c’est ».
E2 B most loving man Ive ever met 14.17.37

La copine de Therese qui vit ouvertement son amour avec son hubot.

Détail significatif, quand on lui demande où elle a acheté son hubot, elle éclate de rire et répond : on s’est connu (rencontrés ? We’ve met) au hubmarket. Sous entendu : je ne suis pas allé l’acheter, il s’agit d’une rencontre amoureuse. On a envie de lui dire « Arrête tes conneries, c’est quand même un robot et toi tu étais cliente dans ce supermarché et lui, le produit en vente, et tu as payé, lui n’avait pas le choix », mais on est troublé par sa sincérité, et on ne peut pas si facilement l’envoyer balader ainsi

  • Chez Therese, comme le hubot Rick est devenu l’amant de la mère, c’est au fils de ranger la cuisine, et non plus au hubot dont on aurait pu penser que c’était la tâche première.
  • Kevin rejette le compagnon-hubot de sa mère, ou plutot le fait que sa mère semble perdre la tête, à essayer de remplacer son mari par son hubot, et donc forcer Kevin à oublier son père et le remplacer par le hubot-compagnon de sa mère. Therese a soudain une idée de génie : elle propose à son fils de passer du temps seul avec Ricky, pour qu’ils établissent enfin une complicité qu’elle pense leur manque. Kevin refuse.

La mère : « J’ai pourtant pensé…. » […que ça pourrait être bien]

Kevin : « Continue de ne pas penser ! »

E2 C keep on not thinking 14.16.12

Kevin

J’ai trouvé ça beau, même si j’ai eu un doute sur la traduction (est-ce qu’il dit vraiment ça en v.o. ?) (Épisode 2, min 43)

  • La panique de la maman (Inger) qui voit sa petite fille s’approcher de plus en plus du hubot Anita : elle est plus disponible, jamais fatiguée, ne dort pas, peut lire des histoires à l’infini. Le seul défaut d’Anita (et de tous les hubots ?), semble être de ne pas savoir mentir. Et du coup se faire accuse à tort. Et toute la famille se sent hyper bête quand ils se rendent compte qu’ils étaient en train d’accuser le hubot de service des fautes de la petite innoncente de la famille, comme à l’époque (et dans Victor ou les enfants…) on aurait accusé la bonne ou la belle-fille maltraitée à la Cendrillon. (Épisode 2, min 55)

Ma conclusion très provisoire (2 épisodes sur 10) 

La série pose donc de vraies questions, et a suffisamment de rythme et des personnages travaillés pour ne pas s’ennuyer. Pas encore trop téléphoné (c’est ce qui me fait fuire des mauvais films et séries). Ils ont poussé le concept jusqu’au bout, ont exploré tous les recoins, toutes les conséquences d’avoir introduit ces éléments perturbateurs dans ce monde, toutes les situations où la proximité (ressemblance ?) homme/hubot pouvait amener à des situations incongrues et inédites, et disons-le, sans solution simple.

Je pense donc que c’est un très bon outil pour poser des questions de société. Les poser, mais sans y apporter de réponse, ce qui est très fort et louable. Bon support pédagogique, pour un type de cours à inventer, comme de la philo à l’école. Qui m’en propose ? J’accepte !

— Notes

(1) pour le moment, peut-être qu’il y en aura d’autres, mais ça serait bizarre de ne pas les « installer » dans les chapitres d’ouverture, non ?

(2) Je ne peux m’empêcher de penser à cette « revue » (fanzine ?) féministe des années 90-2000, publiée le groupe Marie Pas Claires (j’adore le titre !) dont le sous-titre était : « Nos règles sont rouges. Si les vôtres sont bleues, vous regardez trop la télé ». De mémoire, avec toute mon affection et mon admiration, et mon regret de ne pas avoir vraiment milité avec elles ni avec aucun autre groupe féministe.

(3) Alors qu’on imagine qu’une société fabriquant des hubots peut aussi leur mettre des vrais cheveux, mais on peut penser que c’était important dans le film pour nous donner cette impression de vrai-faux, puisque les hubots allaient être joués par des  humains.

Bon anniversaire 2013 #hommageàsophiecalle

Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, mais voilà, je me suis amusée à faire une typologie des messages reçus pour mon anniversaire cette année. Je dois avouer, et vous serez fixé sur mon degré d’atteinte, que je faisais des petites listes sur du papier, les années précédentes. Cette année, je partage.

C’est un peu prétentieux de faire ne serait-ce qu’allusion à Sophie Calle, mais je reste très marquée par son Rituel d’anniversaire. Au moins cela aura servi à le faire découvrir à ceux qui ne le connaissaient pas.

Classement par média

On peut voir que quelques motivés ont fait du multi-support. Et je ne commenterai pas l’ordre décroissant dans lequel j’ai classé les médias…

Sur Facebook (n=26)

  • Par un message (n=3 ) : Yasemin O (Istanbul), Jacob E (USA), Daniel O
  • Sur la TL/mur/wall/whatever you call it (n=23) : Can S (Darmstadt), Yasmine EL, Axel M, Jérôme S (Vienne), Héloïse B, Julien H, Mar D, Valérie C, Yaşar K, Virginia B, Wassan L, Özgür T, Jean-No L, Sophie GF, Marie-T ALS, Yael NY, Sabine R, Eva-Fleur RS, Rémi V, Etienne M, Mustafa B, Wilma K, Mathieu R,

Sur Twitter (n=13)

  • Par dm (n=3) K…k, I…e, W…n
  • Sur la TL (n=10, plus tous ceux qui l’ont su parce que j’en parlais (notamment à cause de la page que vous êtes en train de lire))

SMS (n=13)

Valérie (cinema), Nicolas Ro…, Nicolas Re…, Ariane P, Célya GD, Jeanne P, Capucine AL, Yasmine EL, Riva K, Elà L (Turquie), Yann S, Siavash V, Jean-Sébastien Z

Par téléphone (n=6)

  • Eu au téléphone (mobile) (n=2) : Faustine B, Nadra M.
  • Laissé un message sur mobile (n=3) : Cécile S, Fatos B, Alice D.
  • Laissé un message sur fixe (n=1) : une chanson en islandais :-)

Par mail (n=6)

  • Spécifique (n=4) : Timuçin G, Gretty M, Yann C, Sabine S, Catharina L.
  • À la fin d’un mail de boulot (n=1)

MMS (n=2)

RV, Stéphanie LK

Classement par types de messages et mots employés

  • Du pur, du simple

– Les bons :

« Bon annive ! »
« Bon anniversaire ! »
« bon anniversaire ;) »

– Les joyeux :

« Joyeux anniversaire ! »
« joyeux anniversaire :) »
« Eh mais joyeux anniversaire :)”
« Joyeux anniversaire Elifsu ! :-) »
« Un très joyeux anniversaire à toi !  »
Joyeux anniversaire, Elifsu. Je t’embrasse :-)
« joyeux annıversaıreee :))) » (oui, il y a des i sans point dedans ^^)

– Les happy

« happy birthday ! »
« Happy birthday Elifsu! »
« Elifsu happy birthday! »

– Les turcophones

« Nice mutlu yıllara. »
« İyi ki doğdun canım arkadaşım! »
« Nice sağlıklı, mutlu, huzurlu yıllar dilerim, sevgilerimle »
« Doğum günün kutlu olsun :) »

– Les multilingues et multicolore

« Sevgili Elifsu

Happy birthday! 

           Bon Anniversaire!

                    Mutlu bir dogum günü!

                               Tillykke med fødselsdagen! »

  • Du pur, du simple… et un peu plus

« Bon anniversaire !! Bises »
« bon anniversaire mamzelle! »
« Très bon anniversaire la belle ♪  »
« Bon anniversaire, chère Elifsu ! #Hug »
« Bonne Anniversaire ma petite cousine!  »
« Bon anniversaire et j’espère à bientôt. Bizz »
« Bon anniversaire Elifsu. Plein de bisous. \o/ :-) »
« Happy Birthday Elifsu !!! Wish you all the best ;) »
« Coucou Elifsu !! Joyeux anniversaire !! Zhibouxxx »
« Trés bon anniversaire et au plaisir de te recroiser ;-) »
« Happy Birthday!! I hope you’re having a wonderful day xxx »
« Hi Elifsu je te souhaite un très bon anniversaire … ça va bien ? »
I called your voicmail today and sang the birthday song in Icelandic.
« Bonne anniversaire Elifsu! Nous t’embrassons très fort, la famille XXX »
« Nice Yillara Elifsu!! Bu sefer unutmadan ve gecikmeden tam gununde!! »
« happy birthday! hope things are good in paris. you still owe me a message! »
« Happy Birthday dear Elifsu – I remember you when you were 7 – without the 3! Much love. »

  • Du paragraphe entier

« Canim doğum günün kutlu olsun. Nice mutlu yillar :) çok öpüyorum »
« herşey gönlünce olsun, mutlu yillar…
sevgiler »

« Joyeux anniversaire & miaw ! :)
Je suis très heureuse de te connaître et remercie twitter de nous avoir mises en relation <3
Belle journée a toi ! Bisous »

« Bonsoir miss
Sur la route du weekend, je pense bien à toi pr ce jour anniversaire !
J’espère que tu vas bien. Je t’embrasse très fort »

« Elifsu merhaba,
Dogum gununu, 1 gun gecikmeyle kutlar, sarilir yanaklarindan operim.
Sihhat ve afiyetle gecsin yeni yasin…
Cok sevgiler »

« Chère Elifsu,
Joyeux anniversaire, et bonne année 2013 ! Plein de belles choses !
J’espère que tu vas bien.
A bientôt. Bises »

« Joyeux anniversaire voisine !!!! (ouaip, dans ma tête, tu restes ma voisine..). Fête ça comme il se doit, et vivement qu’on organise une méga teuf au 56…pour refêter ça encore une fois ;-) !!! Plein de bisous ! »

« Elifsu ben bugunu 25’i diye yerlestirmisim kafama oysa dun sana HAPPY BIRTHDAY demeliydim. Kafa gitti. Seni cok optum.Cok senelere daha bir gunluksun. »

« Deux anniversaires aujourd’hui, et nés la même année (1976 = ZE BEST).

« Passe une bonne soirée d’anniversaire et surtout quand on grandit encore on est jeune. Alors tu peux encore aller dans des soirées de jeunes »

« Un joyeux anniversaire Elifsu! Plein de bonnes choses pour cette année! J’espère te croiser bientôt !! Bises »

  • Ceux qui veulent d’abord vérifier l’info

« Salut, il parait que c’est ton anniversaire, joyeux anniversaire! Bises »
« oh ? TRES BON ANNIVERSAIRE  !”
« c’est ton anniversaire ?!! Bon anniversaire ! »
« C’est ton anniversaire ??? :-) »

  • Les retardataires ;)

« mince c’était ton anniv ? HB ma belle et plein de bises ! On chante qd la prochaine playlist karaoke #DeutscheRundfunk ? »
« mince loupé ton anniv :( moi j’aurais sorti mon classique: c’est joli de gagner un printemps en hiver. »
« bon anniv en retard alors ;) »
« ha bon anniversaire ;) »
« better late, Happy birthday Elifsu! »

Latour invité des Matins de France Culture => la fête sur twitter

Pas eu le temps de capturer tous les tweets (je ne dis pas assez souvent que les outils de capture des discussions non linéaires sur Twitter ne sont pas satisfaisants…), mais voici une partie des personnes ayant participé aux riches échanges sur Twitter pendant et juste après le passage de Bruno Latour sur les Matins de France Culture. Latouriens de tous les pays, unissez-vous !

Liste des pseudos suivis du contenu du champ « bio » :

  • @mvoinchet, Les Matins de France Culture @Lesmatinsfcult @france_culture.  Du lundi au vendredi, 6h30/9h00. photo: © .nobi photography @mrCnobi.
  • @mathgon, Dr en microbiologie, fondu de génomique, mordu de musiques et de jeux de plateaux, blog intermittent,  toujours accompagné d’un appareil photo ou d’un arduino
  • @bourmeau, Journaliste – dir. adj. de la rédaction de Libération et producteur de La Suite dans les Idées sur France Culture, ex-Inrocks et ex-Mediapart
  • @thibnton, Place de la toile #pdlt de @xporte / @france_culture, et UPX notamment
  • @celineamilien, RTeuse compulsive, allergique à Copé !
  • @julienlebot, Journaliste vorace, anachronique et vagabond. Se promène sur les fils de la Toile. Ex- #France24, se lance dans l’hyperlocal avec @Yakwala
  • @yann_c, Géographe qui cherche, qui lit, qui découvre, qui s’étonne et qui parfois trouve.
  • @Mluckygab, Revenue de presque tout. Arrivée presque nulle part. Je me promène.. Élevée par Audiard et Goscinny, je vendrais ma mère pr un bon mot. Et pas cher.
  • @HubertNathalie, Monteuse (Cinéma), Initie un projet avec Jacques Doillon
  • @ericyoungfrance, journaliste agricole. Directeur général de Horizons Centre Ile de France, hebdo agri. régional. Master management des médias et du numérique @SciencesPo Paris.
  • @jm_geridan, Designer, sans jeans slim, n’ayant pas vu Avatar. Enseignant à l’École supérieure d’art et design le Havre-Rouen.
  • @JulieCarolineW, #techcomm w/ #Scenari, blah, Employee in the cloud.
  • @SylvainMilliot, Taper sur des touches et écouter le résultat.
  • @pcroiset, would be a refaire
  • @julienbureau, IT Manager – Lyon & Olympique Lyonnais Fan – Stay in Lyon X Rousse
  • @DavidAjchenbaum, Comédien, auteur, metteur en scène et opérateur de saisie. Appuyons-nous sur les principes, ils finiront toujours par céder. Edouard Herriot.
  • @ArnaudContreras, Radio producer @france_culture /  documentary filmmaker & photographer
  • @fredericlz, la forêt façonne l’arbre. A chacun si peu de place est laissée!
  • @PierreLouis76, Habilité officiellement à causer philo avec des élèves. Dilettante pour le reste (cinéma, politique, musique, radio publique, littérature…).
  • @MargueriteV
  • @laspic, Assemblée nationale, technologies & pouvoirs | doctorant EHESS en anthropologie politique & digital humanities

Que peut-on tirer d’une simple liste de participants sans avoir le contenu des propos échangés ? Sachant en plus que toutes ces personnes n’ont pas forcément échangé ensemble, participé à une discussion commune. Je voulais seulement montrer la diversité des profils (et encore je n’ai là que les 20 que j’ai pu attraper, il y a ceux que j’ai ratés, et ceux qui vont peut-être écouter le podcast et en parler plus tard), ce qui fait partie de ce que j’appelle régulièrement la magie de twitter (voir #twittermagic mais je ne sais pas dans quel sens les autres utilisent ce mot-clé).

Ça vous arrive souvent de pouvoir parler à 20 personnes de ces horizons, sur une émission radio que vous êtes en train d’écouter ? Eh bien, moi, non, pas avant twitter ; pas sans twitter.