Archives Mensuelles: août 2012

Quand t’es paumé et que tu te paumes #transports #pasamoureux #ratp #android #applis

Ce soir, apéro organisé par Yannick/@k_narre au 33, Rue de Montreuil dans le 11ème, près de Nation. Rdv donné à 19h30.

Aujourd’hui, journée à Ivry, pas loin de la station de RER Ivry-sur-Seine, traînage au boulot comme d’habitude [grave erreur], décollage tard (19h35) [erreur : rien ne sert de courir..], et, dans l’espoir de trouver une alternative à marcher jusqu’à la station de métro de la Mairie d’Ivry (8 min), de la ligne 7 jusqu’à Place d’Italie, puis la ligne 6 jusqu’à Nation, puis encore 8 min à pieds ; en possession d’un beau livre tout neuf et sans sac pour le protéger, ne voulant donc pas faire le chemin à vélib, je consulte mon appli RATP sur mon cher (hum hum) téléphone Samsung Galaxy Note, et après qu’il me propose des Rue de Montreuil partout sauf à Paris, et que je précise Paris, me voici avec un itinéraire empruntant le RER C qui va passer 13 minutes plus tard. Trajet total de 30 min, dit-il, sans compter les 13 minutes, pas folle, la guêpe. Donc arrivée prévue 20h20, soit près d’une heure après l’heure de RDV. Et avec un long trajet et beaucoup d’attente. Twittage de mon énervement des 50 min pour rejoindre Paris, alors que je suis « aussi » à 5 min (1 station de RER) de Paris.

Capture d’écran faite après-coup, approximation du résultat obtenu sur le terrain. On ne voit notamment pas comment l’appli ne prend pas en compte dans la durée du trajet annoncé, la durée d’attente du RER.
Ne me demandez pas pourquoi il y a du blanc en dessous (#SamsungSucks ?)
Ni pourquoi WordPress ne me permet pas d’intégrer des légendes à mes figures et des notes de bas de page à mes pages. #énervée

 

[erreur] Je refais donc tourner le machin en décalant d’une minute mon horaire de départ (grosse ficelle, mais seule solution que je connaisse pour faire explorer à ces applis débiles, des itinéraires quasiment équivalents, en attendant qu’ils nous donnent enfin l’option de dire « en passant par ci » ou « par là »). Et là, hop, nouvel itinéraire, prenez le bus 125, et attrappez la ligne 8 à l’Ecole véto. Sans pouvoir vous dire vraiment pourquoi , ça me plait davantage. En route.

 

[erreur] Montage dans le 125 qui arrive très vite, autocongratulation et twittage avec @meor. Et puis attendage des stations qui passent. Cerveau au repos. Voire dans le coma. Se rendre compte tard, très tard, trop tard, que si on passe par le Kremlin Bicêtre (comme quand on prend ce même bus pour aller retrouver les amis au #kdb), c’est pas bon du tout, c’est qu’on a pris le bon bus mais dans la mauvaise direction (ou si on se souvient des vecteurs en maths, la bonne direction mais le mauvais sens). Sautage en dehors du bus au milieu de nulle part [probable erreur, le bus continuait vers Gentilly], la station Convention-Jaurès. Dans la perspective, logique, mais pas forcément intelligente, de défaire ce qu’on a fait de mal, à savoir refaire le chemin dans l’autre sens avec le 125 de la station d’en face, traversage de la rue. Tiens les feux ne marchent pas, ils sont tout neufs tout beaux, mais pas encore branchés. [Ce sera pareil sur les centaines de mètre et mètres-carrés à venir, autour de la fac/hopital du KB et des travaux sur l’autoroute A6 : s’il n’y a pas d’accident grave ces jours-ci dans ce coin, c’est que ma foi, des miracles sont possible, continuons d’espérer]. Le bus 125 en sens opposé n’arrivant que dans 11 minutes, « putain », comme le commente un jeune et élégant passant à capuche, redemandage à mon nouveau Dieu, l’appli RATP de mon téléphone : je suis où, et comment je sors de là. Le pari est le suivant : je veux rentrer chez moi, sauf si l’itinéraire vers le bar de la rue de Montreuil n’est pas plus long. L’oracle répond : miracle, suffit de marcher 5 min et de prendre le bus 57, station Raspail-Jean Jaurès, et hop, direct au bar. En moins de 30 min. Il est 20h passés, ok, mais ça vaut le coup. Me dis-je. [erreur]

Là commence la balade infernale, la traversée du désert, une déambulation absurde et désespérée. Moi sur le bord d’une autoroute récemment couverte (elle est donc à l’étage en dessous. Enfin, je crois). Des feux qui ne marchent pas. Des trucs motorisés roulant vite et bruyantes. Des regards hagards. Pas loin du glauque (mais le soleil n’est pas couché). Moi et mon beau livre sous le bras. De très rares passants. Je cherche le 63 (je ne suis plus très sûre du nombre, je préfère même l’oublier) de la Rue Gabriel Péri. Je monte. Redescends. Essaye de voir les numéros. Me géolocalise (3G). Vérifie le sens de la flèche (= la boussole). Traverse (pas évident dans cette rue qu’on dirait un boulevard, avec des feux tous éteints). Re-traverse. Le cœur en émoi à chaque station de bus croisée. Des bus avec des numéros dans les centaines, me rappelant que je suis en banlieue. Pas de trace d’arrêt du 57. Des petits plans de quartier sur les stations de bus. Pas de trace d’arrêt du 57.

Vers 20h45, réalisant que ça fait 30 min que je zone, je décide de traverser la fac/hôpital du Kremlin Bicêtre vers le métro. Ligne 7. Place d’Italie. Home. 21h10. Près de 2h de galère pour faire, au final, 5-6 km. Vie de merde.

J’ai eu eu ex qui disait que quand ça allait mal dans ses histoires d’amour, il se plantait dans les directions/station de métro. Comme pour lui signaler qu’il faisait fausse route. De quoi réfléchir.

Et voilà l’histoire en image et en trait :

article non relu, toute correction est la bienvenue, merci et désolée

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