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La France a-t-elle eu l’Open Access Week qu’elle mérite ? #OAW #OAW13

Acte 1. Avant que n’éclate le #MSWgate

L’Open Access Week, ou semaine du libre accès, c’est, selon le site OpenAccessWeek.org « A global event, now in its 6th year, promoting Open Access as a new norm in scholarship and research. »

On voit dans la page About qu’il est attendu principalement que ce soient des financeurs de la recherche (l’ANR ou le MESR en France ?), des chercheurs, des administrateurs de la recherche, des éditeurs, des étudiants et des bibliothécaires/documentalistes qui l’organisent. D’après la page Wikipédia du projet, ce sont 2 associations américaines qui ont lancé le concept en 2007.

En France en 2013, l’Open Access Week s’est résumé en 1 événement à la FMSH (Paris), 1 à l’EHESS (Paris), 1 événement à l’UPMC (Paris) et 2 événements hors de France. Donc rien à l’échelon national, un événement principalement parisien.

Au premier abord, j’aurais pensé qu’en France un tel événement devrait être organisé par un collectif d’institutions/labos/unités de recherche, du type de ceux à l’origine de la pétition I Love Open Access.

Au lieu de ça, en France, l’OAW 2013 a été organisé par MyScienceWork (MSW), une entreprise qui enferme des articles en accès ouvert derrière une barrière d’inscription. Cela avait d’ailleurs déjà été relevé au mois d’août dernier par un documentaliste sur Twitter :

Cerise sur le gâteau, cette entreprise (MSW) initialement crée en France a récemment installé sa domiciliation fiscale au Luxembourg « tout en ayant une filiale à Paris » (pas forcément pour de l’exil fiscal, le Luxembourg est un beau et généreux pays : il a par ailleurs investi entre 1,2 et 1,5 millions d’euros selon les sources de MSW)

La crème sur la cerise sur le gâteau, ce sont les partenariats publics établis. D’après les logos en bas de page d’accueil,

Capture d’écran 2013-11-02 à 17.17.48

l’événement a pour partenaires de nombreux organismes publics et para-publics prestigieux :

OpenEdition, portail de ressources électroniques en SHS qui regroupe les 4 plateformes : (i) OpenEdition Books (livres), (ii) Revues.org (revues et livres), (iii) la plateforme de blogs Hypothèses (blogs de recherche) et (iv) Calenda, calendrier en libre accès de l’actualité de la recherche en SHS). L’ensemble est développé par le Centre pour l’édition électronique ouverte (le Cléo), un centre mixe CNRS-Université de Marseille-EHESS
– Le consortium Couperin, « de négociation et d’expertise des ressources documentaires électroniques de l’enseignement supérieur et de la recherche français. » (définition WP)
– Les Universités Pierre et Marie Curie (Paris) et du Luxembourg,
– L’URFIST, le service inter-académie de formation à l’information scientifique et technique,
– Le CCSD, unité propre de service du CNRS, qui développe dans l’esprit du libre accès les archives ouvertes Hal, la plateforme TEL (thèses en ligne) et Médihal, ainsi que la plate-forme Sciencesconf.org,
EDPSciences, une maison d’édition,
– L’Institut français, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) qui a pour mission la promotion de l’action culturelle extérieure de la France
– La FMSH, Fondation Maison des sciences de l’homme, de statut associatif à sa création, mais fondation depuis l’année suivante [mise à jour le 16 nov. 2013, note 1], et servant un peu [mise à jour le 16 nov. 2013:] beaucoup de soutien et de coordinateur à de nombreux projets internationaux [mise à jour le 16 nov. 2013:] et pas seulement :)
– L’EHESS, École des hautes études en sciences sociales, de statut « grand établissement » de recherche et d’enseignement supérieur.

Enfin, le pompon sur la crème sur la cerise sur le gâteau, c’est que le site web de la semaine de l’OA en France (http://www.mysciencework.com/open-access-week) est hébergé chez MSW, au lieu d’un nom de domaine « neutre » et rassembleur où tous les partenaires puissent se reconnaitre, et c’est donc seulement cette entreprise qui a bénéficié du trafic généré par cet évènement.

Cela pose de nombreuses questions (je vous fais une synthèse de mes questions et de celles vues ici et là) :

[1] Est-ce que c’est MSW qui, partant de l’observation que les acteurs institutionnels légitimes n’arrivaient pas à se bouger, a décidé de proposer quelque chose et a ensuite réussi à les fédérer, ces derniers étant trop heureux de faire quelque chose « clés en mains », à moindre frais ; ou est-ce qu’une ou plusieurs de ces institutions a fait appel à la boîte, hors toute procédure adéquate, pour leur suggérer d’organiser la semaine, les assurant de leur soutien comme partenaire ? Les quelques questions posées en privé et sur Twitter à certains protagonistes n’ont pas permis d’y voir plus clair. Mais en privé, 2 sources indépendantes et proches de l’affaire, comme on dit, ont affirmé que l’EHESS était demandeur. Cette rumeur est démentie par un tweet assez étonnant [précision le 16 nov. 2013 : étonnant non pas pour le démenti, que je prends extrêmement au sérieux, mais sur l’appel personnel à l’organiser. Comme si là était le sujet.] de Pierre Mounier :

[2] Comment se fait-il que ces prestigieux acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’édition libre en France ont-ils eu « besoin » d’une entreprise franco-luxembourgeoise (MSW) pour organiser l’Open Access Week à Paris en 2013 ? Que l’entreprise franco-luxembourgeoise ait souhaité ces partenariats se comprend aisément, mais comment EHESS et FMSH ont-ils pu accepter un tel partenariat ? Par faute d’argent ? Par faute d’idée ?

[3] Enfin on peut se demander comment la décision du partenariat a été prise au sein de chacune des institutions sus-citées de demander/accepter d’engager des institutions publiques françaises dans une initiative privée franco-luxembourgeoise dont le fonctionnement est en contradiction avec les principes mêmes de l’open access ?

De façon cohérente (mais étonnante quand on voit la suite des événements), certains partenaires ont d’ailleurs affiché leur soutien (parfois individuel) à la semaine et le site MSW (en plus du logos sur la page), prêtant donc encore une fois de leur légitimité à l’opération :

Acte 2. Le #MSWgate

De son côté, Stéphane Pouyllau (SP), directeur-adjoint d’Huma-Num, la très grande infrastructure pour les humanités numériques, a été invité par MSW pour parler de digital humanities (humanités numériques en français) au cours de la semaine de l’OA. Il a accepté  et cela lui a permis de découvrir la plateforme de l’entreprise en question. Cette découverte a été pleine de surprise et il en a tiré un article très complet, qui offre notamment une session de consulting gratuit à l’entreprise qui saura, espérons-le, en tirer tous les bénéfices (plein de conseils à implémenter, 3 ans après avoir commencé à travailler sur la plateforme. Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions et bien faire).

puis

et

SP ne mâche pas ses mots, il dit notamment que « le moteur de recherche de MSW […] – tout en se réclamant de libre accès […] – en malmène largement les principes ; voir construit son projet en privatisant de la connaissance en libre accès. »

et plus loin

« je trouve ces pratiques malhonnêtes et je dis qu’il s’agit de la privatisation de connaissances en libre accès. »

De son côté, Marin Dacos et n’hésite pas à parler de « vol » dans son commentaire du billet de SP et va jusqu’à dire :

« Avaler et republier des contenus qui ne sont pas placés en licence libre, c’est illégal, c’est du vol, pur et simple. Cela n’a rien à voir avec une quelconque jeunesse technique du projet. Peu m’importe, pour ma part, que les fichiers soient dans une zone d’accès restreinte aux membres. Ce qui doit cesser immédiatement est la republication sans autorisation des articles.
Il n’y a pas de rdv avec HAL qui tienne. A ma connaissance, les auteurs n’ont pas cédé à HAL une licence leur permettant de céder à leur tour les articles à un tiers, sous droit d’auteur ou sous licence libre. En l’absence de mention particulière, les articles appartiennent à leurs auteurs et à leurs auteurs seulement. »

Le billet de SP rencontre pas mal d’échos, à en juger par les riches commentaires et le fait qu’il est soit repris sur Twitter. Par Hubert Guillaud :

Par @Calimaq :

Les réactions

Des réponses de MSW commencent à arriver, mais elles sont largement insuffisantes et « locales »:

À cette occasion, les langues se délient plus généralement sur l’outil proposé par MSW et par les événements de l’OAW, voir par exemple :

ou

ou encore

ou aussi

Tandis que devant les pontes français de l’Open Access (comme Marin Dacos et Stéphane Pouyllau), MSW et ses dirigeants font des courbettes…

…ils n’hésitent pas à se lâcher pour les autres qui posent des questions :

ou :

Bien sûr, il y a çà et là des gens qui se disent choqués par les propos de la dirigeante de MSW :

ou

et

Les soutiens s’expriment cependant principalement en privé. Pourquoi n’osent-ils pas se montrer en public ? Ont-il peur des représailles ? MSW est-il si puissant et dangereux ?

Y a donc un moment où cela a complètement dégénéré, comme le signale également Stéphane Pouyllau :

Que s’est-il passé ?

Quelqu’un a une explication ? Qu’est-ce que cette gestion calamiteuse de mini-crise ? Quelles leçons doit-on en tirer ?

S’agit-il de « darwinisme entrepeunarial » (comme je l’ai reçu par dm par un ami chercheur  : « Elle est en mode Darwinisme entrepreunarial la cheffe. On la critique, elle mord. » ? Je prends les paris que dans les jours qui viennent MSW va prendre des contacts personnels avec Marin Dacos, Pierre Mounier et Stéphane Pouyllau pour essayer de désamorcer le #MSWgate qui n’a déjà que trop duré.

Mon problème n’est personnellement pas avec MSW mais avec la façon dont l’OAW a été mené en 2013 (ou pas, justement) par les institutions publiques impliquées dans l’Open Access : j’attendais plus de sérieux de leur part. Gageons que cet épisode n’est que la base d’un OAW 2014 dans l’esprit initial d’accès ouvert et de collégialité. Ceci dit, il faudrait faire attention car le modèle économique de MSW est basé sur le journalisme scientifique et la « mise en place prochaine d’un compte premium ». Il ne faudrait surtout pas que le travail d’ouverture entrepris par les institutions de recherche françaises finisse sous accès premium pour favoriser un retour sur investissement de l’État luxembourgeois.

P.S. Je n’ai pas pu participer personnellement à l’OAW 2013 malgré une invitation à y parler (au nom de Deuxième labo) donc je ne remets pas du tout en question la mise en œuvre de l’événement mais son insertion dans le tissu public existant et actif de l’Open Access en France.

Notes

1. C’est une lecture trop rapide des premières lignes de la page Wikipédia de la FMSH qui m’a induite en erreur. Et ceux qui me diraient « Mais enfin, ça s’appelle « Fondation… », c’est forcément une fondation », je connais trop bien le cas de la Fondation Sciences Citoyennes, de statut associatif pour m’arrêter à ça.

2. Je ne voulais pas blesser personnellement aucun des acteurs de cette histoire. Apparemment, ça a été le cas. Je les prie de m’excuser. Mais je leur pardonne pas d’avoir laissé des gens m’insulter publiquement sans réagir.

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test (désolée de devoir en passer par là)

test d’intégration (embed) de tweet : que se passe-t-il si le tweet est effacé ? Et les RT sont-ils comptabilisés ? Autrement dit, l’intégration est-elle dynamique ? Je crains que oui…(ça a aussi des avantages, mais beaucoup d’inconvénients)

#billet auto-réflexif, insertion d’une capture faite à 14h02, juste avant la suppression du tweet
(pour mémoire)

Capture d’écran 2013-11-02 à 14.01.22

Capture de la page après suppression du tweet intégré par le code « embed » :
Capture d’écran 2013-11-02 à 14.06.26

Le métier le moins sexy du monde ? #sapiosexuelle

Évidemment, certains ont voulu savoir :

D’autres ont émis des hypothèses :

@un_ouragan : @squintar je vote marketeux ou pubard.

Je ne sais pas si ça en dit plus sur les métiers qui semblent rédhibitoires à mes followers, ou sur les métiers dont ils pensent qu’ils pourraient être repoussants pour moi. Sans doute un peu les deux :)

Et la bonne réponse était marketing pour l’industrie pharmaceutique. Mais certaines autres réponses ci-dessus auraient pu me faire le même effet, et d’autres cités, pas du tout (au contraire) :-

note :

WordPress, c’est bien pour inclure les tweets. Mais quand je décoche « Include parent Tweet » comme expliqué ici, j’aime bien que ça ne l’inclue pas :-/

Comment se faire attaquer par une meute sur twitter : toucher à une icône du net ? #iconoclaste #byzance

Mise à jour juillet 2013 et explication de pourquoi il y a eu publication/dépublication/republication de cet article entre le 19 et le 20 juillet 2013.

Vu la micro-polémique déclenchée hier sur Twitter suite à la dépublication de l’article ci-dessous, je me dois de donner quelques explications. Vous allez voir, c’est pas passionnant. Ces derniers jours, j’avais décidé de publier enfin cet article écrit le 30 mai 2012 et gardé en brouillon depuis. Je l’ai donc repris en main pour l’éditer. J’avais l’intention de le publier à la date d’écriture, soit le 30 mai 2012 (antédatation) pour ne pas débarquer comme un cheveu sur la soupe dans mes préoccupations actuelles sur mon blog. J’ai donc commencé la mise à jour de l’article, et comme je le fais souvent quand j’écris, j’ai voulu enregistrer au fur et à mesure d’appuyer sur “Mettre à jour” (le brouillon, donc), j’ai cliqué sur “Publier” par erreur. Comme je n’avais pas fini, et que je n’avais pas le temps de m’en occuper, j’ai immédiatement dépublié l’article. Mais c’était oublier que finalement, à force, des gens me suivent/me lisent, par un flux RSS ou par un abonnement par mail. Notamment des gens malveillants dont je n’aurais pas parié qu’ils s’intéressent à mes écritures. Mais aussi des amis. Alors que je travaillais de mon côté à tout autre chose, j’ai été alerté d’un tweet assez hostile par le mail d’un ami. Là, j’ai compris qu’il y avait urgence à publier. C’est chose faite. Au jour du 20 juillet 2013, donc. Un jour ma transparence me tuera, mais pas aujourd’hui.

Article de mai 2012, avec des mises à jour signalées quand elles sont significatives.

*** WARNING *** DISCLAIMER *** Cet article ne concerne pas La Quadrature du net, « organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet », mais le compte twitter qui est rattaché à leur site. Et encore, l’usage qui en est fait/l’image qu’il veut donner. Et surtout les dévots qui gravitent autour et s’érigent en gardien du temple. *** WARNING *** DISCLAIMER ***

Tout a commencé par cette notification reçue par mail, le compte twitter @laquadrature s’est mise à suivre mon compte twitter @squintar :

J’envoie mon traditionnel DM de bienvenue (1), rien à signaler de particulier.

Quelques jours plus tard, je réalise que je suis la seule followée de ce compte, je trouve ça curieux, je clique sur le compte, et je vois que le nombre de followés est passé à…zéro ! Je fais une hypothèse rapide (dont on verra plus loin qu’elle était fausse) : je me dis qu’ils followent et unfollowent systématiquement et rapidement pour se faire connaître – pratique courante sur twitter, et j’écris ce tweet (notez bien que je ne parle pas de leur nombre de followés) :

Et là, c’est la déferlante : (à lire de bas en haut, et en commençant par la capture du bas) :

Je ne sais pas quelle visualisation est la meilleure, j’ai aussi ça, à lire de haut en bas, et qui montre mieux la « hiérarchie » des tweets : (représentation obtenue avec Aaron’s twitter viewer puis capturée avec Paparazzi)

Essayons de comprendre

La 1ere réaction vient de GusLeLapin : il fait l’hypothèse d’une fausse manip. Comme c’est aussi une private joke entre nous (…), je ne le prends pas au sérieux. Quelques amis semblent d’accord avec mon offusquation (oui, oui, je me donne le droit de jouer avec la langue française), mais se concentrent sur le zéro following, et sur ce que ça veut dire en termes d’interactions sur twitter.

Quelques minutes plus tard, mon tweet ayant dû tomber dans les radars, des personnes qui ne me suivent pas se mêlent de la conversation. Le premier est kheops2713. Au début, ça a l’air sympa, un peu ironique, donc je réponds avec humour (les « soviéto-écolo-nazi » me rappellent des discussions passées sur la proximité idéologique entre les nazis, l’extrême droite et l’écologie quant à la valorisation/respect/culte/protection de la nature, c’est un sujet qui me fascine depuis ma lecture de Robert Proctor…). Mais là, le ton monte : la Quadrature n’aurait pas besoin de moi. C’est un argument qui va revenir souvent quand les protagonistes vont augmenter. Je le trouve très intéressant : je ne pense pas qu’une organisation de lobbying puisse vraiment atteindre son but sans essayer aussi de récolter la sympathie du « grand public ».

On bascule ensuite dans le dénigrement : mes tweets seraient d' »utilité négative » (ça veut dire quoi ?). Mais quel rapport avec le schmilblick ? Pourquoi m’attaquer personnellement ? Auraient-il un truc à se reprocher ? Je commence à trouver ça bizarre et me demander qui est donc ce type qui vient m’agresser alors que je ne lui ai rien fait. A moins qu’il considère que je lui ai fait quelque chose avec mon tweet ? J’aurais touché un point sensible ? Kheops2713 ne s’arrête pas là, il m’accuse d' »emmerder » la Quadrature pour me « donner de l’audience ». Là je me dis que le type est dérangé.

C’est là que l’amie Juju vient mettre son grain de sel, avec une réponse qui donne le ton de ses interventions ultérieures : la Quadrature fait du bon boulot, DONC ils n’ont pas besoin de moi. Mais quel rapport ? Je ne parle pas de leur boulot, je ne le critique pas, je sais qu’il est très bon et indispensable, je ne parle que de leur stratégie sur twitter : ne suivre personne, et faire du follow/unfollow pour se faire connaître (ce 2ème point est erroné, je ne le saurais que plus tard). Ce ne sera pas les premiers ni les derniers.

À part Gus, personne ne parle de ce point précis (la stratégie de la Quadrature sur twitter), et il faudra attendre l’arrivée de Benjamin Sonntag dans le débat pour avoir une piste sérieuse : il fait partie des gens qui sont derrière le compte de la Quadrature, et il lui arrive de faire des erreur de jonglage entre ses comptes. En effet, il me suit depuis quelques temps, donc c’est tout à fait possible.

Cette information est en fait triple :
1/La Quadrature ne m’a followée que par erreur (c’est dommage de ne pas l’avoir signalé à la réception de mon DM, mais bon),
2/La Quadrature ne pratique pas de follow/unfollow systématique,
3/ Gus avait fait le bon « guess » dès le début.

Je pense que ça aurait dû s’arrêter là. Je soulève un point en suggérant une hypothèse. Les gens font des hypothèses dans un sens, dans l’autre. Et on a une intervention qui répond de façon beaucoup plus satisfaisante à mon interrogation de départ que l’hypothèse que j’avais faite, hypothèse qui me parait après coup hyper inutilement compliquée.

Mais ça ne s’arrête pas du tout là. Débarque Skhaen avec un 3ème « La Quadrature n’a pas besoin de toi ». Là je commence à me dire qu’il s’agit d’une bande de gens qui ont eu un media training de pro, avec des éléments de langage, et qu’on les a préparés à ce genre d' »attaques » : « Si quelqu’un râle parce que la Quadrature ne suit personne, bah vous direz que la Quadrature n’a pas besoin de suivre les gens, c’est eux qui ont besoin de suivre la Quadrature ». Là, je me demande dans quelle sorte de secte j’ai mis les pieds, et je commence à avoir peur.

Juju dit que la Quadrature ne sert qu’à « faire de la promo », plus tard, un ami parlera plus loin de marketing. Effectivement, je remonte la TL de la Quadrature, et je me dis que c’est pas un compte twitter, c’est rien de plus qu’un robot qui crache du contenu, des liens de leur site web.

S’abonner au flux RSS de leur site serait aussi intéressant (donc non intéressant, en passant à côté de toute l’interaction possible sur twitter). Je décide alors de pointer, sans citer la Quadrature, le fait que l’utilisation « Twitter RSS » est une mauvaise pratique. (rajout juillet 2013 : C’est mon avis, je sais qu’il y en a d’autres. Et même mon avis évolue depuis car je connais pas mal de gens qui remplacent leur veille à base de flux RSS par une veille sur Twitter)

Ce tweet relance le débat, indirectement :

Des soutiens… qui préfèrent se cacher (ou pas)

Des followers qui ont vu l’absurde agressivité dont je suis victime, en parlent en TL (j’ai pas les captures)…et en DM. Je n’ai malheureusement pas gardé les copies des DM, mais ce sont 1/des informaticiens, plutôt proches, très très proches du libre, voire en plein dedans, et 2/ 2-3 personnes qu’on appelle geeks (concept confus, mais faites pas comme si vous ne voyiez pas ce que je veux dire) qui témoignent, essayent de me rassurer. Extraits (à partir des mails de notification) :

  • « T’as tâté du geek un peu nerveux et méprisant ».
  • « Ben dis donc, quelle déferlante tu t’es pris d’un coup sur l’affaire de @laquadrature ! ;(Une vraie meute… c’est très bizarre ».
  • « Oui je sais Kheops est dans telecomix et a aidé à rétablir les connexions avec la Syrie. Mais là il s’est comporté en gros geek obtus »
  • « C’est un pb d »inclusion dans leur sphère. Je te considère comme moi=> je suis cool. Je décide que tu es mon ennemi => je suis un connard »
  • « C’est la complexité de la nature humaine. Je te rappelle que des gens sympas peuvent faire des trucs dégeulasses et des gens cons font des trucs très bien ».
  • « C’est pour ça que j’aime pas les geeks ;-). Ils sont monomaniaques et pas tolérants. Et en même temps on partage certaines valeurs théoriques sur les grands principes mais qui ne s’appliquent pas dans les relations personnelles »
  • « Mais non sérieux faut pas paniquer. C’est 2-3 mecs de la quadr. qui s’échauffent derrière leurs écrans. Tu les croises IRL ils filent doux. Parce qu’ils sont derrière leur écrans et qu’ils sont doués en info: ils se croient dans leur monde et tout puissant »
  • « Ah oui clair, quand leur côté « troll en meute » s’exprime ils sont assez détestables :(. Sur quelqu’un, j’avais jamais vu :(. Déjà vu sur des sujets un peu passionnel, dans les forums, où un seul peut ramener une bande. Je crois qu’il y a un côté « je me sens fort en bande, surtout face à une fille ». Pas sur qu’individuellement ils soient si vindicatif…:) les geeks sont très forts pour se déchainer en groupe derrière leur écran, puis individuellement IRL y a plus personne… »
  • « Peut-être @laquadrature n’est jamais critiquée sur twitter (chasse gardée) donc c’est peut-être une première pour eux.  #laviedadulte »

En conclusion, j’ai pas tout compris

1/ Pourquoi ne pas simplement répondre sur le fond ?

Je parlais d’une stratégie de follow/unfollow, une “mauvaise pratique”, sans aucune animosité envers cette organisation. (rajout juillet 2013  : Surtout que ce N’est PAS leur stratégie. JE ME SUIS TROMPÉE DANS MES CONCLUSION HÂTIVE. Je fonctionne très souvent comme ça : je pars toujours d’une hypothèse (souvent forte). Parfois ça ressemble à une conclusion, mais ce n’est chez moi qu’un point de départ. Si je n’ai pas d’hypothèse de départ, c’est qu’en général je ne suis pas intéressée par le sujet. Je fonctionne par étonnements successifs. Le but des échanges/de la recherche qui suit est d’infirmer ou de confirmer cette hypothèse.)

La seule « stratégie » de la Quadrature sur twitter consiste donc à :
1/ l’utiliser comme simple média passif de diffusion de leurs actualités, type flux RSS
2/ ne pas interagir avec la communauté, ne pas faire de conversation/d’éclairage/de pédagogie, alors même que cela fait partie de leurs missions.

Ce ne sont pas des choix neutres, et ils pourraient être expliqués et argumentés. Ce ne sont pas nécessairement des mauvais choix non plus. Mais l’absence d’humanité derrière ce compte se traduit aussi par l’absence d’un débat contradictoire. Dans ce genre de situations, il est bon de ne pas faire l’impasse sur une remise en question de sa communication web.

2/ Pourquoi une telle agressivité ?

Ces gens se sont-ils sentis agressés par mon tweet qui se moquait de la stratégie (supposée) du compte @laquadrature ? Comment peut-on en venir à “m’attaquer” directement alors que je ne signale que des faits (même si je les interprète mal) (et que je suis prompte à changer d’avis) ?

Pourquoi ces 2 personnes, très recommandables selon une fan, et qui ont mené des actions très courageuses, se sont sentis concernés de cette façon par ce que j’ai pu dire de la stratégie du compte @laquadrature, alors que @vincib qui fait partie, selon sa bio twitter, de l’organisation, s’est contenté de calmement répondre et @jerezim, un des fondateurs, semble avoir d’autres chats autrement plus importants à fouetter ? (et gère un compte twitter « normal », non unidirectionnel). De même, comme l’est @ungarage, compte « vivant ».

3/ Tient-on là des pistes sur le grand malentendu entre geeks et non-geeks, entre activistes du net et majorité qui n’y comprend rien ?

C’est difficile de comprendre comment La Quadrature, qui mène une action essentielle sur des libertés fondamentales mises régulièrement en danger par certaines législations peut-elle être « défendue » avec autant de mépris et de hargne, et surtout un tel manque de discernement de la part de certains de ses partisans?

Y aurait-il chez certains, un sentiment d’appartenir un peu à une nouvelle élite, à un club “fermé” dont il ne faut pas discuter les actions ? (rajout juillet 2013 : Je ne sais pas, je pose des questions, va falloir s’habituer à mon fonctionnement (ou pas).)

(rajout juillet 2013) En conclusion, on l’aura compris, mon but n’était pas d’attaquer La Quadrature (dont je ne me permets que de questionner la “stratégie” Twitter) mais de dénoncer les attaques personnelles auxquelles j’ai été exposée, et de poser la question de la défense acharnée d’une institution par ses défenseurs/sympathisants. Ça ne me parait jamais bon, mais c’est normal, je suis anarchiste, insolvable dans une quelconque structure au dessus de la taille individuelle.

On m’excusera (ou pas) pour les barbarismes autour de l’anglais follow/following/follower…(commentaire  juillet 2013 : j’ai bien rigolé en lisant cette note. J’ai dû me ramollir dans mon respect de la langue française face à la barbarie des anglicismes car j’utilise désormais tous ces termes et de bien pires quotidiennement :-)

Mise à jour suite Juillet 2013 suite au tweet d’@aratta

https://twitter.com/aratta/status/358105318103846913 : Après avoir attaqué #FES2013 et @Jean_no, récidive pr @laquadrature. Quel sera le prochain pr se faire mousser? http://feedly.com/k/17pk0yk

Elle ne me cite pas mais pense/dit que c’est “pour me faire mousser” que “j’attaque” La Quadrature. Déjà, je n’attaque pas La Quadrature, mais je ne vais pas vous refaire tout l’article ci-dessus. Je suis un peu simplicistement attachée à la publication de faits et au signalement de bugs, pour faire avancer le schmilblick. Mais surtout, je suis bien consciente de prendre de gros risques en dénonçant ces pratiques et en publiant ceci, loin de me faire mousser. I wish !

Notes (juillet 2013)

(1) On saura plus tard (par des tweets dont je n’ai pas de trace) que certains de mes interlocuteurs étaient sur IRC à ce moment là, ce qui explique leur arrivée synchronisée pour me tomber dessus.
(2) De temps en temps, et de moins en moins ces derniers temps, je remonte mes mails de notifications des nouveaux followers pour prendre connaissance des nouveaux comptes qui me suivent. Au vu de leur bio ou de leurs derniers tweets, je décide de les suivre ou pas (mais c’est rare), et je leur envoie un DM de bienvenue et d’avertissement que je suis hyper bavarde, que je ne me vexe s’ils m’unfollowent pour cette raison, et que je fais pas de follow-back automatique, mais que je follow quasi-systématiquement tous les gens avec qui j’échange. Ce qui pose un problème avec les comptes privés, mais c’est pas la question ici.
(3) Merci encore à Aaron pour son visualisateur de tweet dont je me suis tant servie ces dernières années (surtout avant que Twitter ne permette de voir les discussions)…Depuis, Aaron s’est suicidé et je suis inconsolable (pas pour cet outil, hein, par pur romantisme de midinette militante)…
(Note sur le titre.) Choisi à l’époque (mai 2012). Omagad. J’ai eu du mal à comprendre moi-même la blague. L’association d’idée icône => iconoclaste => Byzance qui fait référence à l’iconoclasme byzantin (voir Période iconoclaste de l’histoire byzantine) me laisse tout à fait sceptique aujourd’hui et me fait entrevoir avec une soudaine lucidité les raisons des incompréhensions courantes face à mon humour. Je compatis et m’en excuse :-)

Authorship, remerciements, reconnaissance, inspiration : ça change quoi ?

J’ai une petite histoire à vous raconter. Une petite histoire avec une moralité et un rebondissement.

Tout a commencé avec ce tweet de Jean-No :

qui renvoie à cette page-ci :

Capture d’écran 2013-05-02 à 01.44.24

Comme j’aime bien comprendre (je sais…), j’ai demandé à en savoir plus :

1 Capture d’écran

et vu les réponses obtenues, je me suis dit que j’avais envie d’aller plus loin, de voir et donc de montrer ce dont on parlait :

2 Capture d’écran

et là, ça a commencé à se gâter. Enfin, se gâter de mon point de vue, tandis que le schmilblick avançait, lui. J’ai pas trouvé ça très sympa : pas eu de réponse à mon idée de simulation (je maintiens, ça peut forcément se coder. Après, c’est peut-être pas le plus malin à faire dans cette situation), et pas entendue du tout (j’aime pas ça) :

3 Capture d’écran

Du coup j’ai commencé à bouder… mais personne n’a rien vu :

4 Capture d’écran5 Capture d’écran

et donc j’ai quitté la discussion.

Pendant ce temps,

Jean-No a fait ce qu’il a dit qu’il ferait, et a annoncé le résultat ici :

Qui renvoyait vers :

Capture d’écran 2013-05-02 à 02.03.50

Et là, j’ai vu, qu’évidemment, il ne me citait pas (pourquoi me citerait-il ?).

Cette fois-ci, j’ai râlé, à ma manière (1) :

article et correction

Ce qui bien entendu n’a servi à rien. Rien ne sert de réclamer d’être reconnu quand tu n’as fait que poser une bonne question, et que tu as lancé l’idée qu’on pouvait visualiser un résultat au lieu d’en parler.

Moralité,

quand tu as une idée : tu la réalises tout seul.

Et

tu ne proposes pas de collaboration à quelqu’un qui n’a pas besoin de toi (ou qui n’a besoin que de ton idée).

Et, par ailleurs,

tu ne réclames jamais que les gens pressés t’apprennent des trucs : ils n’ont pas le temps ;

et, par ailleurs,

tu ne réclames pas la reconnaissance : tu ne récolteras que l’affiche (2)

Mais…

Car il y a un mais…

On peut voir les choses autrement. Ça dépend un peu de ce qui compte.

On peut se dire que c’est très malin et très pratique, quand on a trop d’idées et pas la capacité de toutes les réaliser, que de réussir à convaincre des gens de les réaliser à sa place. Que ce qui compte, c’est pas de publier soi-même, ou d’avoir son nom en signature, ni même d’être reconnu comme source d’inspiration ou de questionnements originaux. Que ce qui compte, c’est que l’idée soit réalisée, devienne réalité et soit publiée, accessible à tous. Et de ce point de vue là, c’est un succès total.

Et puis chacun se fera son idée, finalement. Comme Stéphane Pouyllau, là :

dont justement on ne sait connait pas la part d’ironie et la part de sérieux ;)

Notes

(1) c’est très rare mais ça m’arrive de râler ;) #privatejoke
(2) je vous laisse apprécier mon délicieux jeu de mot (qui n’en est pas un, mais comment on appelle ça ?)

Analyse de ma subjectivité dans la perception des distances à Paris

Je ne suis pas casanière, mais j’ai du mal à sortir de chez moi. L’effort à faire (je le visualise comme une barrière énergétique à franchir, voir l’énergie d’activation) est à peu près le même que ce soit pour aller acheter le pain en face de chez moi,  partir en week-end, ou en voyage à l’autre bout du monde. Une fois sortie, je peux rester très longtemps dehors, y passer la nuit, dormir chez des amis, etc. C’est comme ça que j’ai compris que mon problème, c’est l’allumage, c’est une inertie terrible dont je suis pourvue et qui nécessite beaucoup d’énergie (de motivation ?) à déplacer. Je suis très heureuse d’avoir appris assez récemment le mot en turc ancien, « atalet« (1) pour parler de cette inertie (2).

Une flemme spécifique de quartier

J’ai aussi remarqué, au cours de mes 18 années parisiennes, que j’avais aussi une flemme spécifique de la rive droite (ayant presque toujours habité rive gauche, mais surtout me sentant très fortement rive gauche). Comme la vie nocturne parisienne est déjà assez nulle, si on ne se bouge pas rive droite, on est sûr de mourir d’ennui, donc je me fais violence, et je finis par réussir à aller rive droite (surtout quand on m’invite à des chouettes fêtes). En cherchant un peu, j’ai réalisé que je cultivais aussi une flemme spécifique de certaines quartiers, certaines stations de métro. Et ça fait un moment que je vois bien que cette flemme n’est pas rationnelle, dans le sens où elle n’est pas, par exemple, directement proportionnelle à la distance qui sépare mon appart. de ce point ni même, le temps que je mets pour aller à cet endroit. Donc évidemment je voulais comprendre, explorer, cartographier, mesurer ces barrières conceptuelles qui me bloquaient. Mais j’avais la flemme ;). #procrastination

Comme j’ai parlé de tout ça à Ambre (3), et qu’on se comprend bien sur les trucs chelous (elle aime mon humour, si, si \o/), on s’est mises au travail.

Méthodologie et sources

Carte réelle des distances

On a décidé de prendre la carte isochrone de Paris, pour une évaluation réelle de ma proximité aux différents quartiers de Paris. Isokron, c’est un site génial qui fait ça, et qui vous permet aussi de choisir un lieu de rdv à égale temps de transport de deux adresses (genre vous êtes 2 et vous cherchez un rdv « à mi chemin », sauf qu’à mi-temps, c’est plus malin).

Capture d’écran 2013-04-28 à 19.11.57

Capture de la carte isochrone à partir de mon adresse
Jaune : moins de 15 min.
Vert : 15-30 min.
Violet : 30-45 min.
Orange : 45 min.-1h
Rouge : plus d’1h

Carte de mon ressenti

Pour essayer d’objectiver ma perception/l’idée (la montagne, parfois) que je me fais des distances/ma difficulté à y aller, j’ai « noté » les stations de métro et de RER d’Île de France. On a trouvé une liste de 377 stations ici (4). J’ai pris la liste dans l’ordre alphabétique, et pour chaque station, j’ai énoncé un des 6 jugements suivants, celui qui me venait spontanément.

1 :  « C’est en bas de chez moi »
2 : « OK, c’est pas loin »
3 : « Bon ça va encore, mais je ne suis pas loin de râler, et il me faut un coup de pied au cul »
4 : « Je râle et j’ai la flemme : « rho là là, c’est loin, c’est chiant d’y aller » »
5 : « Ah non, c’est trop loin, c’est trop dur »
6 : « Ouh là, c’est la province ! »

Le style est volontairement parlé : il essaye de reproduire au plus juste ce que je « ressens » quand j’essaye d’envisager que je dois me rendre à tel endroit/station.

Prédictions, biais, critiques

Pendant que je notais les stations selon ma grille de 1 à 6, j’ai vu que j’hésitais sur certaines stations. Notamment entre les catégories 3 et 4. Dans l’idéal il faudrait donc que je refasse la notation à quelques jours d’intervalle, les stations présentées dans différents ordres, et en ayant dans la mémoire récente,  des déplacements  différents (si je suis allée facilement il y a quelques jours  à la station X, la note de la station X a des chances d’être relativement mieux notée).

Mes prédictions étaient :
– la rive gauche sera mieux notée que la rive droite, à distance/temps équivalent
– je m’attends à mieux noter les stations où je vais plus souvent / où je suis allée plus souvent dans ma vie
– (cas précis de la prédiction précédente) je m’attends à ce que les stations du RER B Sud, et des lignes 6, puis 5 et 7 du métro seront relativement bien notées (c’est-à-dire en moyenne mieux que ne le dicterait leur temps par rapport à chez moi). Raisons : j’ai longtemps fréquenté la partie Sud du RER B (fac d’Orsay puis thèse à Jouy-en-Josas) et j’en garde de très bons souvenirs (du RER B, pas de la thèse) ; j’habite à 2 min. d’une station de la ligne 6 (Corvisart) et à 7 min. de la Place d’Italie (lignes 5, 6, 7)

Appelons tout ça des biais de familiarité : c’est bien ça qu’il s’agit de mesurer.

Résultats

1. Je connais vraiment bien les stations d’Île de France

Je les ai notées très vite, je « visualise » bien où elles se trouvent toutes (temps non relevé, dommage). Je n’ai pas pu classer 1 station car elle ne me disait rien : Anatole France (5)

2. Ma classification des 376 autres stations

en 1 :  « C’est en bas de chez moi » : 9 stations ; Chevaleret ; Corvisart ; Denfert-Rochereau ; Glacière ; Les Gobelins ; Montparnasse-Bienvenüe ; Place d’Italie ; Saint-Jacques ; Tolbiac

en 2 : « OK, c’est pas loin » : 37 stations : Alésia ; Bel-Air ; Bercy ; Bibliothèque François Mitterand ; Cambronne ; Campo Formio ; Cardinal Lemoine ; Cité ; Cité Universitaire ; Cluny La Sorbonne ; Daumesnil ; Dupleix ; Edgar-Quinet ; Gaîté ; Gare d’Austerlitz ; Gare de Lyon ; Jussieu ; La Motte Picquet Grenelle ; Louvres Rivoli ; Luxembourg ; Maison Blanche ; Mouton Duvernet ; Nation ; Nationale ; Olympiades ; Palais Royal ; Musée du Louvre ; Place Monge ; Port-Royal ; Porte d’Italie ; Porte d’Ivry ; Porte d’Orléans ; Pyramides ; Quai de la Gare ; Raspail ; Saint-Marcel ; Saint-Michel ; Vavin

en 3 : « Bon ça va encore, mais je ne suis pas loin de râler, et il me faut un coup de pied au cul » : 53 stations : Antony ; Arcueil – Cachan ; Arts et Métiers ; Bagneux ; Bastille ; Bourg-la-Reine ; Bréguet Sabin ; Censier Daubenton ; Charles de Gaulle Etoile ; Châtelet ; Châtelet – Les Halles ; Cour Saint-Emilion ; Dugommier ; Duroc ; Etienne Marcel ; Falguière ; Gare de l’Est ; Gare du Nord ; Gentilly ; Goncourt ; Hôtel de Ville ; Invalides ; Jacques Bonsergent ; Le Kremlin Bicêtre ; Ledru – Rollin ; Les Baconnets ; Les Halles ; Mabillon ; Mairie d’Ivry ; Maubert – Mutualité ; Odéon ; Passy ; Pasteur ; Place de Clichy ; Pont Marie ; Pont Neuf ; Porte de Choisy ; Quai de la Rapée ; Réaumur Sébastopol ; Rennes ; République ; Saint Germain des-Prés ; Saint-Paul ; Saint-Placide ; Saint-Sulpice ; Sèvres Babylone ; Solférino ; Sully Morland ; Trocadéro ; Vaneau ; Villejuif Léo Lagrange ; Villejuif Paul Vaillant-Couturier ; Villejuif-Louis Aragon

en 4 : « Je râle et j’ai la flemme : « rho là là, c’est loin, c’est chiant d’y aller » », 61 stations : Madeleine ; Abbesses ; Alexandre Dumas ; Alma Marceau ; Anvers ; Assemblée Nationale ; Auber ; Avenue Emile Zola ; Balard ; Barbès Rochechouart ; Belleville ; Bérault ; Bir-Hakem ; Bonne Nouvelle ; Bourse ; Bures-sur-Yvette ; Cadet ; Charles Michels ; Charonne ; Château d’eau ; Château de Vincennes ; Château Landon ; Château rouge ; Châtillon-Montrouge ; Convention ; Esplanade de La Défense ; Europe ; Faidherbe Chaligny ; Félix Faure ; Filles du Calvaire ; Franklin D. Roosevelt ; Grands Boulevards ; Havre Caumartin ; Hoche ; Kléber ; La Chapelle ; La Muette ; Laplace ; Mairie d’Issy ; Massy – Palaiseau ; Michel Bizot ; Montgallet ; Notre-Dame des-Champs ; Oberkampf ; Opéra ; Picpus ; Rambuteau ; Reuilly – Diderot ; Richard Lenoir ; Saint-Lazare ; Saint-Mandé ; Saint-Sébastien Froissart ; Sentier ; Sèvres Lecourbe ; Strasbourg Saint-Denis ; Tuileries ; Varenne ; Vaugirard ; Vincennes ; Volontaires ; Voltaire

en 5 : « Ah non, c’est trop loin, c’est trop dur », 146 stations : Aéroport Roissy Charles de Gaulle ; Argentine ; Aubervilliers-Pantin Quatre Chemins ; Avron ; Basilique de Saint-Denis ; Billancourt ; Blanche ; Boissière ; Bolivar ; Botzaris ; Boucicaut ; Boulogne Jean Jaurès ; Boulogne Pont de Saint-Cloud ; Brochant ; Buttes Chaumont ; Buzenval ; Carrefour Pleyel ; Champs Elysées Clémenceau ; Chardon Lagache ; Chaussée d’Antin La Fayette ; Chemin Vert ; Colonnel Fabien ; Commerce ; Concorde ; Corentin Cariou ; Corentin Celton ; Couronnes ; Crimée ; Croix de Chavaux ; Danube ; Drancy ; Ecole Militaire ; Eglise d’Auteuil ; Eglise de Pantin ; Exelmans ; Fontaine-Michalon ; Fontenay aux-Roses ; Fontenay-sous-Bois ; Fort d’Aubervilliers ; Gallieni ; Gambetta ; Garibaldi ; Georges V ; Guy Môquet ; Iéna ; Jasmin ; Jaurès ; Javel André Citroën ; Jourdain ; Jules Joffrin ; La Croix de Berny ; La Défense Grande Arche ; La Fourche ; La Plaine – Stade de France ; La Tour Maubourg ; Lamarck Caulaincourt ; Laumière ; Le Bourget ; Le Guichet ; Le Peletier ; Les Sablons ; Liberté ; Liège ; Louis Blanc ; Louise Michel ; Lourmel ; Lozère Ecole Polytechnique ; Malakoff Plateau de Vanves ; Malakoff Rue Etienne Dolet ; Malesherbes ; Maraîchers ; Marcadet Poissonniers ; Marcel Sembat ; Marx Dormoy ; Massy – Verrières ; Ménilmontant ; Michel Ange Auteuil ; Michel Ange Molitor ; Mirabeau ; Miromesnil ; Monceau ; Notre-Dame de-Lorette ; Orsay – Ville ; Ourcq ; Palaiseau ; Palaiseau – Villebon ; Parc de Sceaux ; Parmentier ; Pelleport ; Père Lachaise ; Pereire ; Pernety ; Philippe Auguste ; Pierre Curie ; Pigalle ; Place des Fêtes ; Plaisance ; Poissonnière ; Porte d’Auteuil ; Porte Dauphine ; Porte de Bagnolet ; Porte de Champerret ; Porte de Charenton ; Porte de Clichy ; Porte de Clignancourt ; Porte de la Chapelle ; Porte de la Villette ; Porte de Montreuil ; Porte de Pantin ; Porte de Saint-Cloud ; Porte de Saint-Ouen ; Porte de Vanves ; Porte de Versailles ; Porte de Vincennes ; Porte des Lilas ; Porte Dorée ; Porte Maillot ; Pyrénées ; Quatre Septembre ; Ranelagh ; Richelieu Drouot ; Riquet ; Robespierre ; Robinson ; Rome ; Rue de la Pompe ; Rue des Boulets ; Rue du Bac ; Rue Saint-Maur ; Saint françois Xavier ; Saint-Ambroise ; Saint-Augustin ; Saint-Fargeau ; Saint-Georges ; Saint-Philippe du Roule ; Sceaux ; Ségur ; Simplon ; Stalingrad ; Télégraphe ; Temple ; Ternes ; Trinité d’Estienne d’Orves ; Victor Hugo ; Villiers ; Wagram

en 6 : « Ouh là, c’est la province ! » (9 stations), 97 stations :

Achères Grand Cormier ; Achères-Ville ; Aulnay-sous-Bois ; Bobigny Pablo Picasso ; Bobigny-Pantin Raymond Queneau ; Boissy-Saint-Léger ; Bry-sur-Marne ; Bussy-Saint-Georges ; Cergy-Le Haut ; Cergy-Préfecture ; Cergy-Saint-Christophe ; Champigny ; Charenton – Ecoles ; Chatou-Croissy ; Conflans-Fin d’Oise ; Courcelle-sur-Yvette ; Courcelles ; Créteil – L’Echat ; Créteil – Université ; Créteil Préfecture ; Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort ; Front populaire ; Gabriel Péri Asnières-Gennevilliers ; Gif-sur-Yvette ; Houilles Carrières-sur-Seine ; Joinville-le-Pont ; La Courneuve – Aubervilliers ; La Courneuve 8 Mai 1945 ; La Hacquinière ; La Varenne Chennevières ; Le Blanc-Mesnil ; Le Parc de Saint-Maur ; Le Vésinet-Centre ; Le Vésinet-Le-Pecq ; Lognes ; Mairie de Clichy ; Mairie de Montreuil ; Mairie de Saint-Ouen ; Mairie des Lilas ; Maisons-Alfort – Stade ; Maisons-Alfort Les Juilliottes ; Maisons-Laffitte ; Marne-La-Vallée Chessy (Parc Disneyland) ; Nanterre-Préfecture ; Nanterre-Université ; Nanterre-Ville ; Neuilly-Plaisance ; Neuville-Université ; Nogent-sur-Marne ; Noisiel ; Noisy-Champs ; Noisy-le-Grand Mont d’Est ; Parc des Expositions ; Poissy ; Pont de Levallois Bécon ; Pont de Neuilly ; Pont de Sèvres ; Pré St-Gervais ; Rueil-Malmaison ; Saint-Denis – Université ; Saint-Denis Porte de Paris ; Saint-Germain-en-Laye ; Saint-Maur-Créteil ; Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; Sartrouville ; Sevran – Beaudottes ; Sucy-Bonneuil ; Torcy ; Val d’Europe ; Val de Fontenay

Coloriage sur la carte

J’ai colorié les stations et leur entourage proche, sur une carte Paris en utilisant le code suivant, très fortement inspiré des couleurs des cartes d’Isokron.

Jaune <=> 1 :  « C’est en bas de chez moi » + 2 : « OK, c’est pas loin »
Vert <=> 3 : « Bon ça va encore, mais je ne suis pas loin de râler, et il me faut un coup de pied au cul, c’est pas naturel »
Violet <=> 4 : « Je râle et j’ai la flemme : « rho là là, c’est loin, c’est chiant d’y aller » »
Orange <=> 5 : « Ah non, c’est trop loin, c’est trop dur »
Rouge <=> 6 : «Ouh là, c’est la province ! »

On a commencé par les stations du groupe 1, puis 2, jusqu’aà 6. La plupart des stations en 6 ne figuraient pas sur la carte choisie (Carte RATP, logiciel Gimp, dictée par Ambre, coloriage par moi).

A la fin de chaque couleur, on a colorié les zones qui restaient entre les stations de même couleur, avec cette même couleur, pour laisser le moins de surface non coloriée possible.

Making of 1

Avant : entourage des stations

Making of 2

Après remplissage des zones entre les stations de même couleur

Résultat final de la carte de ma perception des distances/temps dans Paris :

conception metro ambre

Cliquer pour agrandir, vous verrez les stations en transparence ;)
Rappel du code couleur : Jaune < Vert < Violet < Orange < Rouge

Interprétations

1ère chose qu’on voit, avant même de regarder la carte : à part la catégorie 6, le nombre de stations croit avec la non-familiarité .  Plus je les imagine lointaines/inaccessibles, plus les stations sont nombreuses. C’est un résultat attendu (c’est une question de géométrie ? d’encombrement stérique ? je ne sais pas comment dire, mais c’est attendu, limite évident (que ceux qui ne sont pas d’accord hurlent en commentaires ;)

2ème chose, quand on regarde la carte. On retrouve chez moi comme dans la carte isochrone de référence, une sorte de demi-lune autour de chez moi, côté convexe en bas (j’ai 1 chance sur 2 de me tromper de mot avec concave…).

Il y a des stations mal-aimées/mal considérées un peu partout. Hyper mal classées. Faisant un spot de couleur différente au milieu d’une région d’une autre couleur. Exemple Censier Daubenton : vert au milieu de zone jaune.

Pour Hoche : il s’agit d’une erreur grossière. Je croyais savoir où était Hoche parce que je confondait avec Foch (avenue). En fait, je n’avais aucune idée de où c’était, et ça se voit.

Les prédictions semblent globalement vérifiées. A DETAILLER ;)

Je remercie Ambre pour son enthousiaste participation à ce petit projet sans prétention ;)

Notes

(1) Lien WP vers le turc moderne, je vous raconterai la différence un autre jour…
(2) Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris toutes les finesses de la notion, mais avec le moment de la force, l’inertie est la seule chose que j’ai compris de mes nombreuses heures de science physique scolaires…
(3) J’ai connu Ambre grâce à Yasmine lors du rassemblement du dimanche 21 avril 2013 à la Bastille pour le #mariagepourtous et contre l’homophobie ; elle a couvert les débats sur la loi depuis leur discussion au Sénat pour des milliers de twittos ; depuis, on ne se quitte plus :)
(4) Pas vérifié que la liste était complète ni juste…
(5) On verra plus loin que parfois je croyais savoir…

Une balade autour de la Petite Ceinture dans le 13ème #storify

Une balade autour de la Petite Ceinture dans le 13ème

(je n’ai toujours pas le plugin Storify pour WordPress, car on ne peut avoir aucun plugin tant qu’on est hébergé gratuitement chez eux, et je n’ai pas le menu Settings > Publishing dans Storify, donc, bref, voilà…)

Bon anniversaire 2013 #hommageàsophiecalle

Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, mais voilà, je me suis amusée à faire une typologie des messages reçus pour mon anniversaire cette année. Je dois avouer, et vous serez fixé sur mon degré d’atteinte, que je faisais des petites listes sur du papier, les années précédentes. Cette année, je partage.

C’est un peu prétentieux de faire ne serait-ce qu’allusion à Sophie Calle, mais je reste très marquée par son Rituel d’anniversaire. Au moins cela aura servi à le faire découvrir à ceux qui ne le connaissaient pas.

Classement par média

On peut voir que quelques motivés ont fait du multi-support. Et je ne commenterai pas l’ordre décroissant dans lequel j’ai classé les médias…

Sur Facebook (n=26)

  • Par un message (n=3 ) : Yasemin O (Istanbul), Jacob E (USA), Daniel O
  • Sur la TL/mur/wall/whatever you call it (n=23) : Can S (Darmstadt), Yasmine EL, Axel M, Jérôme S (Vienne), Héloïse B, Julien H, Mar D, Valérie C, Yaşar K, Virginia B, Wassan L, Özgür T, Jean-No L, Sophie GF, Marie-T ALS, Yael NY, Sabine R, Eva-Fleur RS, Rémi V, Etienne M, Mustafa B, Wilma K, Mathieu R,

Sur Twitter (n=13)

  • Par dm (n=3) K…k, I…e, W…n
  • Sur la TL (n=10, plus tous ceux qui l’ont su parce que j’en parlais (notamment à cause de la page que vous êtes en train de lire))

SMS (n=13)

Valérie (cinema), Nicolas Ro…, Nicolas Re…, Ariane P, Célya GD, Jeanne P, Capucine AL, Yasmine EL, Riva K, Elà L (Turquie), Yann S, Siavash V, Jean-Sébastien Z

Par téléphone (n=6)

  • Eu au téléphone (mobile) (n=2) : Faustine B, Nadra M.
  • Laissé un message sur mobile (n=3) : Cécile S, Fatos B, Alice D.
  • Laissé un message sur fixe (n=1) : une chanson en islandais :-)

Par mail (n=6)

  • Spécifique (n=4) : Timuçin G, Gretty M, Yann C, Sabine S, Catharina L.
  • À la fin d’un mail de boulot (n=1)

MMS (n=2)

RV, Stéphanie LK

Classement par types de messages et mots employés

  • Du pur, du simple

– Les bons :

« Bon annive ! »
« Bon anniversaire ! »
« bon anniversaire ;) »

– Les joyeux :

« Joyeux anniversaire ! »
« joyeux anniversaire :) »
« Eh mais joyeux anniversaire :)”
« Joyeux anniversaire Elifsu ! :-) »
« Un très joyeux anniversaire à toi !  »
Joyeux anniversaire, Elifsu. Je t’embrasse :-)
« joyeux annıversaıreee :))) » (oui, il y a des i sans point dedans ^^)

– Les happy

« happy birthday ! »
« Happy birthday Elifsu! »
« Elifsu happy birthday! »

– Les turcophones

« Nice mutlu yıllara. »
« İyi ki doğdun canım arkadaşım! »
« Nice sağlıklı, mutlu, huzurlu yıllar dilerim, sevgilerimle »
« Doğum günün kutlu olsun :) »

– Les multilingues et multicolore

« Sevgili Elifsu

Happy birthday! 

           Bon Anniversaire!

                    Mutlu bir dogum günü!

                               Tillykke med fødselsdagen! »

  • Du pur, du simple… et un peu plus

« Bon anniversaire !! Bises »
« bon anniversaire mamzelle! »
« Très bon anniversaire la belle ♪  »
« Bon anniversaire, chère Elifsu ! #Hug »
« Bonne Anniversaire ma petite cousine!  »
« Bon anniversaire et j’espère à bientôt. Bizz »
« Bon anniversaire Elifsu. Plein de bisous. \o/ :-) »
« Happy Birthday Elifsu !!! Wish you all the best ;) »
« Coucou Elifsu !! Joyeux anniversaire !! Zhibouxxx »
« Trés bon anniversaire et au plaisir de te recroiser ;-) »
« Happy Birthday!! I hope you’re having a wonderful day xxx »
« Hi Elifsu je te souhaite un très bon anniversaire … ça va bien ? »
I called your voicmail today and sang the birthday song in Icelandic.
« Bonne anniversaire Elifsu! Nous t’embrassons très fort, la famille XXX »
« Nice Yillara Elifsu!! Bu sefer unutmadan ve gecikmeden tam gununde!! »
« happy birthday! hope things are good in paris. you still owe me a message! »
« Happy Birthday dear Elifsu – I remember you when you were 7 – without the 3! Much love. »

  • Du paragraphe entier

« Canim doğum günün kutlu olsun. Nice mutlu yillar :) çok öpüyorum »
« herşey gönlünce olsun, mutlu yillar…
sevgiler »

« Joyeux anniversaire & miaw ! :)
Je suis très heureuse de te connaître et remercie twitter de nous avoir mises en relation <3
Belle journée a toi ! Bisous »

« Bonsoir miss
Sur la route du weekend, je pense bien à toi pr ce jour anniversaire !
J’espère que tu vas bien. Je t’embrasse très fort »

« Elifsu merhaba,
Dogum gununu, 1 gun gecikmeyle kutlar, sarilir yanaklarindan operim.
Sihhat ve afiyetle gecsin yeni yasin…
Cok sevgiler »

« Chère Elifsu,
Joyeux anniversaire, et bonne année 2013 ! Plein de belles choses !
J’espère que tu vas bien.
A bientôt. Bises »

« Joyeux anniversaire voisine !!!! (ouaip, dans ma tête, tu restes ma voisine..). Fête ça comme il se doit, et vivement qu’on organise une méga teuf au 56…pour refêter ça encore une fois ;-) !!! Plein de bisous ! »

« Elifsu ben bugunu 25’i diye yerlestirmisim kafama oysa dun sana HAPPY BIRTHDAY demeliydim. Kafa gitti. Seni cok optum.Cok senelere daha bir gunluksun. »

« Deux anniversaires aujourd’hui, et nés la même année (1976 = ZE BEST).

« Passe une bonne soirée d’anniversaire et surtout quand on grandit encore on est jeune. Alors tu peux encore aller dans des soirées de jeunes »

« Un joyeux anniversaire Elifsu! Plein de bonnes choses pour cette année! J’espère te croiser bientôt !! Bises »

  • Ceux qui veulent d’abord vérifier l’info

« Salut, il parait que c’est ton anniversaire, joyeux anniversaire! Bises »
« oh ? TRES BON ANNIVERSAIRE  !”
« c’est ton anniversaire ?!! Bon anniversaire ! »
« C’est ton anniversaire ??? :-) »

  • Les retardataires ;)

« mince c’était ton anniv ? HB ma belle et plein de bises ! On chante qd la prochaine playlist karaoke #DeutscheRundfunk ? »
« mince loupé ton anniv :( moi j’aurais sorti mon classique: c’est joli de gagner un printemps en hiver. »
« bon anniv en retard alors ;) »
« ha bon anniversaire ;) »
« better late, Happy birthday Elifsu! »

La recette de crème au citron de ma grand-mère #enfin

La petite histoire

À chaque fois que j’en parle sur Twitter, on me demande la recette, et à chaque fois je traîne à l’envoyer, car j’oublie que je l’avais déjà tapée dans un .doc. J’ai soudain réalisé que mon blog étant le bordel qu’il était, il pouvait aussi accueillir des recettes de cuisine. Alors, voilà je balance. Pardon, je partage.

crème au citron yvette

Yvette, c’est le prénom de ma grand-mère. Ou plutôt, de la dernière femme de mon grand-père, qu’il a épousée à la mort de la mère de ma mère quand elle était petite ; la seule que j’ai connue. Aimée comme une grand-mère, mais toujours appelée Yvette.
Vous apprécierez mon écriture de petite fille sur papier à lignes français, d’une écriture bâtarde à mi-chemin entre les scripts (appris à l’École Decroly et utilisés en Turquie) et les cursives propres à l’école française, écriture dite attachée que je n’ai jamais vraiment appréciée ni pratiquée… #pratiquesociotechnique
Enfin, les mots que vous ne comprenez pas, sont en Turc, car oui, quand on est bilingue, on mélange souvent allègrement les langues.

La recette, donc

Mélanger dans une casserole ou un saladier

  • 2 oeufs entiers
  • 6 cuillères à soupe de sucre <-(mais 5 ça marche aussi bien) 
  • 2 cuillères à soupe de fécule de blé <-(Apparemment, ça ne se trouve pas facilement en France (lu sur les forums), il faut aller voir les magasins asiatiques, mais je suis sûre que d’autres fécules que vous auriez sous la main (maïs (maïzena), riz, pomme de terre, etc.) devraient faire l’affaire. Je fais la mienne à la maïzena…je crois…depuis que je suis en France)
  • 1,5 verre d’eau
  • Le zeste <- (fin ! – j’ai déjà essayé du zeste épais en me disant que je serais heureuse de le sentir davantage dans la bouche. Eh bien, oubliez !)
  • Le jus d’1 citron bien juteux <- (Sinon rajouter du jus concentré (et sans conservateur ni rien, type Pulco).
  • 1 sachet de sucre vanillé <- si vous voulez 

Mettre le tout sur feu doux, remuer tout le temps. Quand ça s’épaissit (ça arrive assez vite), renverser dans un grand saladier ou plusieurs mini-ramequins. Avec des biscuits type speculoos placés au fond, c’est très bon aussi, le sucré/écœurant des Speculoos s’alliant à merveille avec le sucré/acide de la crème. Laisser refroidir, puis ranger au frigo quelques heures avant de manger (ou servir, pour faire comme les recettes de pro).

Attention à prendre des citrons non traités, voire bio (à cause du zeste qu’on infuse, cuit et mange). À savoir : il existe des huiles essentielles de zeste de citron en vente, bio également.

Comme vous le voyez, j’ai un peu du mal à ne pas bidouiller les recettes, au point parfois d’en perdre l’original tel qu’on me l’a donnée/que je l’ai lue la 1ère fois, mais là j’avais juste annoté les modifications de mon cru, et les effets sur le résultat. #traçabilité #réplicabilité  Et comme j’ai toujours la feuille que j’ai écrite sous la dictée de ma grand-mère, la recette originale est sauve.

Le cahier de recettes de ma grand-mère

J’ai récupéré chez moi à Paris le cahier de recettes de ma grand-mère, ce petit cahier dans sa pochette rouge qui me faisait rêver, petite, mais malheureusement je n’ai pas encore pris le temps de scanner, indexer, augmenter et mettre en ligne les recettes qu’il contient. Et je n’ai pas non plus retrouvé la recette de la fameuse crème au citron dedans. Alors pour illustrer, j’ai pris une autre page, où l’on peut apprécier son écriture, d’un type que j’ai souvent cru reconnaître dans les documents d’archives correspondant à son époque…À creuser, l’évolution géo-historique (spatio-temporelle) des écritures manuscrites…Un autre jour ;)

Camera 360

Concert de Radiohead à Paris-Bercy : beau travail ! #enthousiasme

C’est la première fois que j’écris sur de la musique, sans doute, du coup je ne vais pas écrire sur la musique parce que j’y connais fichtre rien (et que ça me complexe un peu). Je vais juste partager quelques impressions hyper personnelles sur un concert qui m’a bien plu.

Je dois dire je redoutais un peu l’idée d’aller à Bercy car je n’aime pas les grandes salles de concert (oui, je considère Bercy déjà trop grand) et que la dernière (première) fois que j’y étais, c’était pour Cure, et le son était vraiment pourri. Je n’ai pas d’oreille, je crois (ça se sait, sinon, non ? Ou puis-je garder un fantasme caché comme ces gens à la carrière scolaire et professionnelle ratée qui entretiennent le doux rêve d’être victime d’un QI trop élevé ?), mais le mauvais son me gêne vraiment (alors que je ne remarque pas systématiquement quand quelqu’un chante faux), et le bon son (ou ce que je crois être) m’enchante. C’est comme ça que j’ai eu le coup de foudre pour des Cabasse en 1999 (depuis j’ai remarqué que pour le rock et l’électro, c’était pas parfait), et l’Opéra Bastille aux premières notes de Don Giovanni alors que j’étais au 5ème étage). Mais quand le chanteur de LCD Soundsystem s’est visiblement plaint du son au Zénith (il gesticulait en direction de la régie), je ne captais pas le problème. Donc y a pas de règle.

Donc j’ai demandé sur Twitter (quelle surprise, hein), où j’avais de l’espoir d’avoir le son le moins mauvais possible à Bercy, et JS m’a dit de me mettre devant la console de son, je me suis souvenue que j’avais déjà remarqué que c’était un point pratique de RDV en concert et que le son y était bon, je me disais (parce que j’ai besoin de trouver une explication à tout, fusse-t-elle foireuse et provisoire) que ça devait être parce que les mesures (hum hum) et les réglages étaient faits à cet endroit, forcément, c’était le meilleur son, la référence. Eh bien, ça marche, le son y est vraiment meilleur, et 5 m plus loin, c’est moins bon. Ou alors c’est psychosomatique.

Comme je ne suis pas une assez bonne fan de Radiohead, je ne vais pas vous faire la setlist (et il y a des sites pour ça, tenus par des fous), il y avait des vieilles chansons et des moins vieilles (quelle rigueur, quelle précision), du bon son, parfois un tout petit trop de basses, et des tout petits bonhommes sur une scène trop loin et trop basse (vis ma vie de 1m58, le produit n’a clairement pas été conçu pour les concerts), ce qui m’a impressionnée, ce sont les écrans. Ne vous moquez pas, je ne suis pas une décongelée congelée dans les années 50, j’ai déjà vu des écrans dans ma vie, et même dans des concerts, et j’ai toujours détesté ça. Et là, c’était différent.

Depuis qu’on met des grands écrans à droite et à gauche (et partout, si la salle est plus grande) des scènes de concert, je trouve ça hyper moche, et ça me met de très mauvaise humeur. Je me dis que je ne suis pas venue m’entasser avec tant de monde, payer si cher, pour finalement regarder la télé, et une télé mal cadrée, avec des couleurs moches, et sans pub. Je ne comprends pas l’intérêt. Et en même temps, je ne décolle pas les yeux de l’écran, parce que je suis trop petite et que je ne vois rien, et que je suis fascinée, comme aspirée par les écrans (de télé). Enfin, ça m’énerve que ça n’ait l’air de gêner personne, que tout le monde trouve ça normal que la scène (ou la salle ?) ne soit pas réglée/conçue de façon à ce que les spectateurs voient ce qu’ils sont venus voir.

Mais là, c’était différent.

Il y avait bien des écrans qui permettaient de voir les petits bonhommes sur scène, mais quitte à avoir des écrans sur scène, ils avaient décidé d’en jouer, de les mettre en scène. Je les soupçonne d’avoir un scénographe du niveau de Peter Pabst ou de Richard Peduzzi, tout en souplesse et douceur. Des films cadrés très serrés des musiciens (si on avait la tête, on n’avait pas les bras, si on avait les bras et la guitare, on n’avait pas les jambes) étaient projetés sur 12 écrans mobiles et 6 écrans fixes au dessus, avec des superpositions d’images, des jeux de pixels de couleurs, des choix de couleurs dominante en accord avec le fond, le tout avec des ré-agencements fluides d’un nombre limité d’éléments, en intelligence avec le son et la lumière. Magnifique. Et assez simple finalement. Ou alors c’est hyper compliqué de filmer avec (minimum) 6 caméras et de coordonner tout ça, mais ça ne puait pas la prouesse technique, ça servait une cause, si on peut dire, et je trouve que c’est trop rare de nos jours de fascination devant la machine/l’écran/le code/le défilé rapide/la couleur pour ne pas le signaler.

Enfin projeter quelque chose pendant un concert a un sens, ça ne donne pas l’impression de se taper un mauvais téléfilm en parallèle du concert, ni le VJ qui projette des trucs compliqués pour que surtout le public ne s’ennuie pas « à l’ère du zapping » (ok, c’est les années 90, ça, mais ça continue), ces images viennent compléter le concert, lui apportent quelque chose. Comme une scénographie intelligente sert le spectacle, et n’est pas là pour faire son malin.

Je sens que certains vont me dire « Bah dis donc, ça te fait du bien de sortir de temps en temps, de découvrir la formidable modernité technique qui nous entoure depuis un moment déjà ! On dirait que tu n’as rien vu depuis les années 80 en Turquie ;-) ». Même pas vrai.

Sinon, rayon misanthropie, rien de nouveau : les gens photographient la scène avec des appareils photos compact ou des téléphones, font péter des flashs à 50-100 m (rappel portée de ces flashs : 1 à 3m), ils filment et secouent la tête en même temps ou ne bougent pas alors que la musique devrait les faire danser. Mais bon, les parisiens, les vieux, tout ça. Et s’il y avait pas 1 ou 2 trucs contre quoi râler, on me retirerait ma nationalité française durement acquise, et ça, ça serait rudement dommage.

merci à Jean-Sébastien Zanchi pour la photo qu’il n’a pas hésité à me donner sans même savoir ce que j’allais raconter comme salades